Les Français viennent de d’inaugurer une « académie » vouée à la lutte anti-terroriste.

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Depuis 2013, les troufions français crapahutent dans le Sahel.

Ont-ils réussi à pacifier le Mali qui les aurait appelés à l’aide ?

Non seulement ils ont échoué après des dizaines de morts dans leurs rangs et dizaines milliers de victimes parmi les populations africaines, mais la guérilla (le « terrorisme ») s’est désormais étendue à plusieurs pays voisins qui en étaient jusque-là préservés.

Pour une large part, la déstabilisation du Sahel est la conséquence de la destruction (il n’y a pas d’autres mots) de la Libye.

Il y a encore plein de pseudo-experts qui rabâchent la notion de « nation building » empruntée à leurs donneurs d’ordres. Ce serait destruction des nations dont ils devraient parler quand on voit les traitements qu’ils ont fait subir à l’Afghanistan, l’Irak ou la Syrie. Je passe sur la « liberté » qu’ils ont apportée aux ex-pays de l’Est…

Ce qui explique qu’au lieu de lancer des programmes de développement de l’agriculture, de l’aménagement des eaux, de l’assainissement des espaces urbains surchargés, des académies de médecine pour réduire les maladies tropicales qui déciment les populations, en particulier les enfants, des écoles d’ingénieurs pour la construction de routes et de barrages…

Les pays développés n’ont rien trouvé de plus intelligent que d’ajouter du désordre au désordre.

Pourtant, ces experts en pacifications savent que leur business plan, leur modèle économique et social a fait faillite depuis des décennies, au Viêt-Nam, en Amérique Latine, en Algérie…

Ils savent que gagner la guerre, pour utiliser leurs mots, ne sert à rien si ce n’est pas pour gagner la paix.

Ils savent faire de l’évaluation et de l’autoévaluation de leurs actions.

Ils savent que leurs actions militaires ont échoué. Alors qu’attendent-ils au juste pour changer de stratégie ou de plier bagage ?

La réponse est simple : ils sont non pas au service de leur patrie, mais au service des transnationales qui exploitent de manière sauvage ce qui reste du monde, avant le « »Jour d’après ». Les Français sont les dindons de la farce en cette affaire.

Ce qui importe, c’est de maintenir dans une main de fer les pays soumis pour l’exploitation de leurs richesses minérales et énergétiques (Congo, Gabon, Niger, Nigeria…) agricoles (Côte d’Ivoire, Gambie, Bénin, Sénégal…), forestières (Ghana, Guinée équatoriale, Gabon…), touristiques (Sénégal, Sierra Leone, Togo, Guinée Bissau…).

Quoiqu’en disent ces « académiciens », cette « école de l’antiterrorisme » est un avatar du West Point aménagé jadis pour former les dictateurs d’Amérique Latine où Aussaresses venait donner des cours et exposer ses « réussites » dans le « bled » algérien et à la Kasbah d’Alger où ce Torquemada de la gégène torturait et assassinait « sur ordre », couvert par les autorités « démocratiques et républicaines » de son pays.

A ce jour, le sourire narquois de Ben M’hidi continue de hanter leur mauvaise conscience.

C’est pour tenter de l’effacer qu’ils veulent réécrire l’histoire, de surcroît avec notre collaboration. Ils n’ont pas tort d’essayer : les scribouillards tarifés ne manquent pas par chez nous. On en exporte par charretées, les plateaux de TV et les magazines en font grand usage sur les autres rives de la Méditerranée.

La seule défense de nos autorités : pas un mot, faire le mort, faire le gros dos et espérer que ça finira par passer. Quand on se tait, on ne risque pas de dire de conn… Naturellement, il y a toujours des couacs. Par exemple, ce rigolo au ministère du travail qui aurait mérité d’être mis au chômage.

Djeha, V. 16 avril 2021

Deux films américains pourraient illustrer mon propos que je vous invite à voir ou à revoir.

1. « Avatar » de James Cameron, 2009

2. « Under fire » de Roger Spottiswoode, 1983

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