Le retour des éradicateurs… en Tunisie ?

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La Tunisie, après tant d’années de dictature, a enfin conquis, par la force de son courage et de son abnégation, sa liberté, sa dignité et son droit à la libre expression, en attendant celui de choisir ses représentants.

Parmi les opposants historiques, le leader islamiste Rached Ghannouchi et son mouvement Ennahda (renaissance), ont été parmi les premières victimes du régime Ben Ali, après avoir connu la répression sous Bourguiba déjà. En exil à Londres depuis plus de 20 ans, Ghannouhi a fait part de son souhait de rentrer dans son pays et de participer à la vie politique.
 
Il n’en fallait pas plus pour que nos observateurs, dont aucun bien évidemment n’a lutté auparavant contre le régime comme l’ont fait les membres d’Ennahda, ni n’a subi la moindre répression qu’ont vécu les membres ce mouvement, pour nous expliquer que le danger pour les Tunisiens, c’était l’islamisme. Parce que ce courageux peuple, dont tout le monde vante aujourd’hui son soulèvement populaire et sa bravoure, serait en revanche bien incapable de choisir librement ses représentants. Et peu importe que Rached Ghannouchi annonce que son mouvements est proche de l’AKP turque et respectueux des principes démocratiques.
 
Le journaliste Serge Moati, le soir de l’éviction de Ben Ali déclarait, sans trop savoir d’où il tenait ces affirmations, que “les barbus qui voulaient rejoindre les manifs étaient exclus”. La journaliste franco-tunisienne Sonia Mabrouk expliquait qu’elle souhaitait voir la démocratie “sans les partis religieux”. Parce qu’exclure une partie de l’opposition avant des élections relève de la démocratie ! Etrange conception…
 
Mais la palme revient certainement à l’éditorialiste Christophe Barbier, qui déclarait toute honte bue récemment sur le plateau de Canal +  que Ben Ali était préférable aux barbus avant d’ajouter : “Je veux la république. Si la république passe par la démocratie, c’est tant mieux, mais s’il faut parfois combattre les mécaniques démocratiques pour sauver la république… ” (1)

M. Barbier veux la République ! Ce que les Tunisiens veulent, eux, peu importe. On ose imaginer un journaliste tunisien nous expliquer ce qu’il veut pour la France, et qu’il est préférable sinon, que les Français vivent sous une dictature plutôt que de mal voter. Logique néocoloniale quand tu nous tiens…

Mais M. Barbier va jusqu’à nous répéter un argument maintes fois asséné par les généraux démocrates algériens, qu’il “faut parfois combattre les mécaniques démocratiques pour sauver la république…”
 
M. Barbier devrait revoir quelque peu son histoire. Dans mon pays d’origine, l’Algérie, le peuple s’est également soulevé un certain octobre 1988, des élections libres et démocratiques ont été organisées, et un parti islamique, le Front islamique du Salut, était en passe de les remporter. Mais pour “sauver la république”, l”armée, ou du moins ses généraux, qui ont apparemment la même conception de la démocratie que M.Barbier et ses amis, ont décidé d’interrompre le processus électoral, et se sont lancés dans une politique de répression sans précédent : des milliers de cadres et de militants du FIS furent arrêtés, torturés, déportés dans des camps de concentration, au point qu’une partie d’entre eux prendra les armes pour lutter contre ces “nouveaux démocrates”. Cela a-t-il sauvé la république ? Oui, elle l’a sauvé de l’alternance, du choix populaire et de la bonne gouvernance.
 
L’Algérie vit-elle aujourd’hui en démocratie ? Bien évidemment non. Ce discours de rejet de l’opposition islamique prépare le retour du discours éradicateur, de ceux qui pensent que contre le mouvement islamique tout est permis, surtout ce qu’ils n’aimeraient pas se voir appliquer à eux-mêmes. Le peuple tunisien a trouvé la force de faire tomber ce régime qui l’opprimait depuis tant d’années, sans l’aide de personne, et encore moins avec celle de la France et de ces nouveaux donneurs de leçons qui nous expliquent pour qui il faut voter.
 
Ce peuple saura, le moment venu, choisir ces représentants en toute liberté et en toute transparence, comme il a su se libérer de la tyrannie.

Farid Omeir
18 janvier 2011

(1) http://www.canalplus.fr/c-divertissement/pid3349-c-le-grand-journal.html?vid=412655

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10 commentaires

  1. Avatar

    La prémisse :
    “Ben Ali, plutôt que les islamistes !” doit nécessairement avoir pour conclusion :
    “Le Maréchal, plutôt que Sarkozy !”…

    Ne sommes-nous pas en terrain de liberté d’expression ?

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      débile profond
      Confidence d’un journaliste du magazine l’expresse,
      Le samedi 15, Tunis Paris, Barnier est un con! Inculte, en plus il ne connait rien aux pays arabes
      mais en privée il dit qu’ils ne méritent pas la liberté

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        paternalisme bête et hypocrite
        Apparemment, les forces occultes – qui sont loin d’être résiduelles – du régime déchu de Ben Ali font traîner les formalisations juridiques de l’amnistie générale en faveur des condamnés politiques, croupissant dans les geôles de la justice de Ben Ali ou attendant la fin de leur interminable exil. Ainsi, on a comme l’impression qu’à la seule perspective de la présence physique à Tunis du Cheikh Rached Ghannouchi leader charismatique du parti islamique de la Renaissance « Ennahda », les forces de l’ombre, de Paris à Tel-Aviv, en passant par Washington ou le Caire ont commencé à « mobiliser » leurs différentes machines de guerre médiatique pour diaboliser l’islamisme politique. Avec une hypocrisie teintée de ce paternalisme actuellement en vogue chez certains chroniqueurs de gros médias occidentaux sur papier mâché ou dans les studios des grandes chaînes TV, on a pu voir ainsi défiler, à longueur d’émissions spéciales, toute une horde de chercheurs et autres « experts » qui ne veulent que du bien au peuple tunisiens… Des pseudo experts qui se sont bien gardés de troubler le silence officiel de l’Occident et de venir nous expliquer dès le 17 Décembre 2010, ou les jours suivants, pourquoi Mohamed Bouazizi s’était immolé par le feu. Et encore moins de nous dire que nous étions à la veille d’une des plus belles révolutions maghrébines contre la dictature, annonciatrice d’une Intifada généralisée au Maghreb, voire au Moyen-Orient contre les despotes illégitimes et criminels, corrompus et traîtres.

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          LA BANQUE MONDIALE ENTRE EN SCENE
          @ABDELKADER DEHBI

          LA BANQUE MONDIALE S’INVITE ET PREND LES RENNES DE LA BANQUE CENTRALE TUNISIENNE.ELLE VIENT DE PLACER UN DE SES HOMMES AU POSTE DE DIRECTION DE CETTE INSTITUTION DITE NATIONALE

          MAUVAIS SIGNE, TRÈS MAUVAIS SIGNE . LA HAUTE FINANCE COSMOPOLITE ENTRE EN SCÈNE OFFICIELLEMENT EN S’INGÉRANT ET EN CONTRÔLANT LES CORDONS DE LA BOURSE. SCHEMA CLASSIQUE (VOIR SUR -CADTM.ORG ) LE CAS DE LA CRISE ARGENTINE BIEN DÉCRITE DANS UN ARTICLE QUI MET A NU LES MÉCANISMES DES INSTITUTIONS BANCAIRES INTERNATIONALES.
          LIRE ÉGALEMENT L’ÉCONOMISTE -CHOSSUDOWSKY- BIEN AU FAIT DES STRATÉGIES DE LA HAUTE FINANCE.

          BIEN A VOUS

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            Les mêmes bonnes lectures !
            @ — MOHSEN

            Apparemment nous avons les mêmes bonnes lectures ; je rate rarement un article de ce grand Monsieur -Chossudowsky – qui a le courage de ramer à contre-courant de la vérité économique dominante imposée par un ultra libéralisme dominant qui n’a plus tellement le choix – à mon humble avis – de changer sa trajectoire fatale : celle qui mène l’Empire à la Fin de sa propre Histoire. Voici, pour le cas où vous ne les auriez pas lus, un excellent papier de François Marginean donnant une idée sur la vitesse de désintégration financière de l’Empire. Ceci pour dire que d’ici à l’automne 2011, le FMI lui-même sera au dépôt de bilan. Du moins, sont-ce là des conclusions toutes personnelles, en vertu d’une constante historique qui veut que les Empires ont toujours été détruits par où ils ont péché.
            Quant au vaillant peuple frère de Tunisie, je crois qu’il n’a aucune crainte à nourrir – plaie d’argent n’est pas mortelle – d’autant qu’il vient de démontrer au monde entier qu’il est un peuple debout.

            http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=22728
            http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=22837
            http://dailybail.com/home/chart-shock-the-real-national-debt-is-202-trillion.html

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    DECONSTRUIRE LE CHAOS
    @Abdelkader DEHBI
    Cher monsieur

    Je m’apprêtais à répondre à vôtre aimable et instructif commentaire lorsque, mon attention fût accaparé par un article intéressant au sujet de la situation désastreuse du monde arabe.

    Madame Chirine Zbib, l’auteure de cette analyse, une libanaise,nous donne une vision juste et claire des véritables causes du drame arabe.Vision géostratégique qui inclut le Soudan,l’Iran et la Syrie. L’Afrique noire n’est pas oubliée par les drames qui se jouent en Côte d’Ivoire,et au Nigéria.

    Je ne pense pas que, en vous adressant ce texte j’apporte là des éléments inconnus de vous. Certes. Mais, il est utile de le faire connaître pour sa clarté et sa conclusion.

    Compte tenu de la longueur de cet écrit, je vous l’adresse en deux temps. Écrit qui,je l’espère vivement,mettra d’accord tous les esprits passionnés concernés par la dimension gravissime de cet “Ordre Nouveau Mondialiste” qui nous emportera tous si nous ne posons pas les bonnes questions sources de bonnes réponses pour “déconstruire ce chaos et reconstruire à nouveau”(Chirine Zbib)

    PS: je reviendrai bien volontiers vers vous et poursuivre le débat crucial des tenants et aboutissants de cette “guerre permanante”, cette guerre à outrance et impitoyable qui nous est imposée depuis la chute de la Sublime porte.

    Cordialement vôtre

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    DECONSTRUIRE LE CHAOS
    @Abdelkader DEHBI

    Bonne lecture avec mes amitiés.

    “Déconstruire le chaos pour reconstruire à nouveau”

    Par Chirine Zbib
    21/01/2011

    Il n’est pire aveugle que celui qui ne veut pas voir. Il n’est pire sourd que celui qui ne veut pas entendre.
    L’expression résume bien la situation du trouble spontané qui règne aujourd’hui dans le monde arabe et le continent africain. Entre ceux qui refusent encore de faire le lien entre tous ces événements successifs.
    Certes, les problèmes ne sont pas toujours similaires de pays en pays, mais les coupables, eux, le sont. La politique américano-sioniste et ses alliés arabes n’en ont pas terminé avec la région, le pire est à venir si le peuple maintien son inertie face à des gouvernements fantoches, à la merci des Etats-Unis et « d’Israël ».

    Le constat aujourd’hui est drastique : les pays arabes sont en crise économique, sociale, et politique. Pendant que le peuple meurt de faim et a recours à des actes de désespoir, notamment en Tunisie où le nombre de suicides augmentent, les gouvernements au pouvoir se partagent les ressources des pays. Un cercle de politiciens et d’oligarques, qui pillent les richesses du peuple. Les puissances occidentales approuvent puisqu’elles font la sourde oreille face à l’oppression et aux dispositifs criminels des autorités tunisiennes et algériennes. Ce silence, loin d’être innocent, fait partie de toute une stratégie américano-sioniste.

    C’est la stratégie du « Grand Moyen-Orient », projet inspiré des thèses de l’orientaliste et pro-israélien Bernard Lewis et des travaux sionistes d’Oded Yinon, conseiller du gouvernement de Menahem Begin, révélé dans ses écrits « Une stratégie pour Israël dans les années 80 ».

    Le projet reprend également les thèses orientalistes qui consistent à représenter le monde arabe comme une mosaïque de minorités religieuse et « ethnique », soit disant incapable de vivre ensemble dans des Etats-Nations. Elle annonce la mort du monde arabe en tant qu’entité politique et promeut toute une stratégie pour s’emparer des richesses du Moyen-Orient. Il est en effet question de deux objectifs : celui de s’emparer des premières réserves de pétrole et de gaz pour un occident en manque d’énergie, puis de protéger l’ami de toujours, cette entité sioniste qui perpétue des crimes contre l’humanité depuis sa création.
    Pour ce faire, il n’y a un qu’un mot d’ordre : diviser. En effet diviser pour mieux régner en s’acharnant sur une instrumentalisation communautariste. La stratégie porte un nom, c’est la théorie du « chaos constructeur ».

    En effet, cette stratégie consiste à créer une instabilité dans le monde arabe et le continent africain afin de générer des discordes au sein des pays concernés , les affaiblir , puis les séparer en de petits Etats satellites tournant autour de la seule puissance consentie dans la région, celle de l’entité sioniste.
    Tout ce qui peut nuire à la sécurité et à la prospérité de cette entité, récemment la découverte des champs de gaz et de pétrole dans l’espace maritime libanais, doit disparaître ou s’affaiblir pour ne plus constituer une menace.
    Il s’agit donc de construire, de remodeler la région à travers des guerres sanguinaires. Les pays sur la liste noire des sionistes sont nombreux, de la Somalie à l’Afghanistan, elle y inclut même des pays comme l’allié zunien de toujours, l’Arabie Saoudite. Pays à manne pétrolière, dont le wahhabisme sera soutenu par les américains et instrumentalisé dans sa guerre contre le monde communiste. Ainsi, même l’Arabie Saoudite est menacée de sécession.

    Au Liban, les forces américano-sionistes ont mis fin à toute initiative syro-saoudienne, n’acceptant aucune négociation avant l’acte d’accusation et réitérant leur soutien à un TSL politisé et corrompu visant à frapper directement le Hezbollah. Visant à accentuer les tensions interconfessionnelles et les transformer en conflit.
    C’est « l’instabilité constructive » américaine qui cherche à semer le chaos et anéantir une des résistances les plus efficaces face à l’occupation israélienne. La volonté d’y créer également un mini-Etat chrétien reprend l’idée du révisionniste sioniste Vladimir Jabotinsky.

    En Palestine occupée, le plan continu sa politique de colonisation et de judaïsation, sous le regard silencieux de l’Occident qui se targue à longueur de journée de protéger les minorités dans la région, notamment les Chrétiens, quand bien même les discriminations des Chrétiens et Musulmans à Jérusalem Al-Quds occupée passent sous silence. Il est également question de préserver une certaine guerre fratricide entre le Hamas et le Fatah afin d’empêcher toute unité palestinienne.

    Le projet rêve d’étendre ce chaos au Soudan, Iran et la Syrie. Le plan a effectivement réussi à séparer le Soudan en Nord (musulmans) / Sud (chrétiens), alors que les plus grandes résistances Sud soudanaises se contentaient de réclamer une certaine autonomie, se passant de tout sujet sur une indépendance quelconque.
    L’indépendance et la sécession du Soudan n’étant qu’une idée parachutée par les américano-sionistes pour piller les richesses de ce pays et détruire le plus grand Etat du monde arabe.
    Le leurre est certes masqué et vendu au Sud-soudanais par le fameux discours américains de liberté et de paix.

    L’Irak reste l’exemple type de l’application de ce projet, après y avoir mené une guerre atroce contre le régime de Saddam mais surtout contre un peuple irakien qui vivait déjà sous un embargo génocidaire imposé par l’ONU. Les américains ont réussi à accentuer les tensions et conflits interconfessionnelles dans ce pays, à faire fuir des milliers de Chrétiens et à y imposer un système politico-confessionnel. Il y est également question d’affaiblir l’Irak en pillant ses ressources pétrolières et en le divisant en de petits-Etats confessionnels, sans en oublier la volonté de créer un grand Kurdistan où l’activité du Mossad est omniprésente.

    Même en signant un accord de paix avec « Israël », l’Egypte n’échappe pas à la spirale chaotique sioniste. Les espions du Mossad y grouillent et cherchent ainsi à déstabiliser le pays en jouant également sur les tensions confessionnelles existantes entre les Musulmans et les Coptes.
    Une implication directe ou indirecte du Mossad dans le dernier attentat contre les Coptes n’est pas à sous-estimer. Il est également question d’affaiblir l’Egypte déjà affaiblie, par un soutien israélien à l’Ethiopie dans la construction de barrages sur le fleuve du Nil, limitant ainsi la quantité d’eau égyptienne nécessaire à la réalisation de projets agraires et d’installations hydroélectriques.

    Le projet s’étend à des pays non-arabes comme la Côte-D’ivoire et le Nigeria où les puissances occidentales cherchent à tout prix à maintenir leurs intérêts coloniaux. Pour ce faire, le plan accentue les tensions entre Musulmans et Chrétiens et ambitionne aux sécessions. Il est sujet de contenir la présence et les rôles grandissants des Libanais, des Iraniens et des Chinois dans le continent africain. Des rôles qui aujourd’hui nuisent aux intérêts américano-sionistes qui cherchent à agrandir leur influence sur le continent africain.

    Aujourd’hui, un chaos, certes de nature différente, a atteint la Tunisie. Celui d’une crise économique et sociale résultant d’une politique dictatoriale et discriminante qui élimine tout partage des richesses de l’Etat, provoquant ainsi pauvreté et chômage. Des politiques oppressantes soutenues par les puissances occidentales, notamment la France et les Etats-Unis.
    On l’aura compris, les intérêts occidentaux et ceux des dictateurs arabes passent avant tout. Avant la dignité et le bien-être du citoyen lambda, où même l’équation silence politique contre nourriture ne lui est plus assurée.

    Puisque la « liberté américaine » ne se donne pas à tout le monde, il faudra aller la chercher, l’arracher et la gagner.
    Il faut à tout prix déconstruire « le chaos constructif » américano-américain pour reconstruire à nouveau. Les peuples sont les premiers concernés !

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    Washington face à la colère du peuple tunisien
    @Abdelkader DEHBI

    Voilà un excellent article de Thierry Meyssan qui vient à son heure et qui nous dévoile ô combien bien mieux que je ne pourrai le faire, les dessous des cartes de cette “Jasmine révolution” en ébullition en Tunisie. Effervescence que les médias occidentaux aux ordres, orientent et colorent dans le sens des intérêts US,véritable maître du jeu.

    A l’instar du valeureux Liban,il se joue une partie déterminante dans le cadre(agenda) de ce “remodelage” USIsraélien de nos pays promus eu rang de satellites soumis au bon vouloir du Big business mondialiste.

    Source : “Washington face à la colère du peuple tunisien”
    voltairenet.org / 23.01.2011

    Cordialement vôtre.

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    LES DIKTATS DU F.M.I
    @Abdelkader DEHBI

    Tunisie :

    « Il est nécessaire de diriger le mouvement de protestation non seulement contre le gouvernement mais aussi contre l’ambassade étasunienne, la délégation de l’Union européenne et les missions du FMI et de la Banque mondiale en Tunisie. »

    Michel Chossudowsky in «La Tunisie et les dictats du FMI:Comment la politique macro-économique entraîne la pauvreté et le chômage dans le monde »
    Les diktats du F.M.I », article de Michel Chossudovsky publié par -Mondialisation.ca
    et sur – http://www.alterinfo.net/

    Cela est d’autant plus dramatiquement vrai que, le gouvernement de transition à peine formé en Tunisie a annoncé lundi soir le limogeage du gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (BCT).
    Thoufi Baccar, a été remplacé par l’américano-tunisien Mustapha Kamel Nabli, ancien économiste en chef du département Moyen-Orient de la Banque Mondiale (BM).

    C’est ce qu’a annoncé le gouvernement, qui n’a pas fourni d’explication officielle à ce changement. Il devrait .

    La pertinence des analyses politiques de Mr M.Chossudowsky est tout simplement remarquable. Cet homme lucide et honnête nous avait déjà mis en garde contre les menées subversives et létales de la haute banque, des multinationales et des trusts.

    Dans un article publié en 1993/1994 et intitulé « Comment on fabrique une famine », ce brillant économiste nous dévoilait les vrais responsables de la tragédie somalienne. Les manœuvres en coulisses de la Banque mondiale et du F.M.I et la complicité active des membres du régime en place sont clairement établies.

    Le remboursement de la DETTE ignoble (concoctée par l’ingénierie financière) auprès du F.M.I et de la Banque mondiale permit « d’imposer au gouvernement en place un programme qui mit en péril le fragile équilibre entre le secteur nomade et sédentaire. Le désastre était déjà inscrit dans toutes les mesures qui réduisaient à néant les moyens de l’Etat.

    « Ainsi le pays était tenu dans la camisole de force de l’ajustement structurel pour le contraindre à assurer le service de la dette. On connait la suite , la guerre, la famine et finalement ‘rendre l’espoir’ (restore hope).

    « L’histoire de la Somalie est une expérience exemplaire, d’abord pour l’Afrique, où il existe d’autres sociétés pastorales nomades que les programmes du F.M.I et de la Banque mondiale s’emploient à éliminer. Plus largement, l’histoire récente de la corne de l’Afrique confirme le danger pour le tiers-monde de politiques d’ajustement structurels qui affaiblissent l’Etat et conduisent à l’implosion et à la guerre civile » Michel CHOSSUDOWSKY ».

    Nous avons été prévenus mais, il est consternant de noter que nos « intellectuels » se complaisent inlassablement à nous occuper avec leur litanie stérile sur la « démocratie », les « droits de l’homme » et les généreux principes de « l’humanisme » et de la « tolérance ». Sur les sites algériens, il n’est question que de pensées personnelles, de souhaits et d’imprécations.

    Et pourtant. « D’après R.Gannouchi et les penseurs islamiques de la même ligne de pensée, le monde occidental ne permet pas au monde islamique de faire les réformes
    adaptées à leur propre contexte et manière de pensée. L’occident exerce une hégémonie intellectuelle et politique sur le monde islamique.

    L’insistance à vouloir continuer à imposer le cadre et le contenu de ces réformes est due au fait que l’Occident doit à cette domination, sa
    prospérité depuis deux cents ans. La pérennité de la prospérité à l’Ouest a un lien absolu avec l’hégémonie politico-intellectuelle dans les
    pays musulmans.

    L’Occident, partant du principe qu’il ne peut y avoir d’esprits pouvant
    avoir une pensée propre au monde islamique, les réformes ne peuvent se faire
    que dans les limites tracées par l’Occident. La traduction socio-économique
    de ceci est que la gestion les ressources internes du monde islamique, par le
    billet des élites nationales, restent sous le contrôle de l’Occident. » Ali Bulaç (1)
    Journal Zaman 20/01/2011

    Et, d’une manière plus radicale, cet Occident fossoyeur de nos peuples ne s’interdit pas de nous asséner sa terrifiante vérité dans la bouche même de ce diplodocus de Mac Namara ex-directeur de la Banque mondiale qui, répondant à une question de journaliste relative aux solutions préconisées par la B.M au sujet de la “surpopulation » de l’Afrique : « la maladie ou la famine » !(2)
    Sources :
    (1)Ali Bulaç (1) Journal Zaman 20/01/2011 « Les libertés publiques dans la pensée islamique » ww.alterinfonet (2) Rolande Girard « Tristes chimères » 1987 , chez Grasset.

    Cordialement.

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      @ — MOHSEN :
      Merci infiniment pour l’article de Chirine Zbib que je n’avais pas lu. Ce n’est d’ailleurs plus possible de tout lire…

      Amitiés.