Le Cœur de Belkheir

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On raconte que L'Harki Belkheir réunit une fois ses proches "collaborateurs" (il aime bien ce mot qui lui rappelle de doux souvenirs de jeunesse) pour leur démontrer son aptitude à avaler d'un trait une énorme quantité de billets de banque et de pièces de monnaie…

Devant ses "collabos" médusés, Belkheir se bourra le ventre, l'œsophage et la bouche jusqu’à l'asphyxie. Voyant que Belkheir ne pouvait plus parler, un "collabo" lui conseilla de mettre le doigt au fond de la bouche pour vomir quelques liasses mal acquises et dégager ainsi une voie d'air.

Excédé par ce conseil, Belkheir gifla son "collabo" et écrivit fiévreusement sur un bout de papier : "idiot, si j'avais encore un espace pour mettre un doigt, j’y fourrais plutôt quelques francs suisses de plus"….

Evidement, quand on en arrive à des excès pareils dans la vie, le cœur finit par faire des misères…Ah oui, c’est officiel : Belkheir a un cœur; la preuve : il vient de se taper sa troisième crise cardiaque de l’année. Mais lucide comme il est, L’Harki Belkheir a insisté pour qu’on le rapatrie d’urgence vers son pays, la France.

Chez les Belkheir, on n’aime pas trop succomber loin de sa mère patrie. Au cours du transfert (encore un mot que Belkheir apprécie), c’est l’avion médical qui volait, pas Belkheir, pour une fois….

Tout au long de sa lugubre vie, Belkheir a tout fait pour convaincre qu’il n’a pas de cœur, comme en 1992 lorsqu’il envoya des dizaines de milliers d’innocents vers les camps de Reggane et Oued Namous, ou encore dans les années 90 lorsqu’il créa les escadrons de la mort pour massacrer et terroriser les indigènes. Mais dés qu’il s’agit de fafa, le cœur de Belkheir se fait doux comme un caniche parisien. Déjà en 1955, le petit Harki ne put résister aux charmes de l’uniforme de Massu…Carrière "brillante" à faire la traque aux fellagas et à devaster les douars et mechtas, et le voilà en 1962, et pour quarante ans, le fidèle continuateur de Bigeard dans le pays de Ben Mhidi…

Ces derniers temps, le cœur de Belkheir se mit à battre de façon diabolique. Le diagnostique fit état de la conjoncture non moins diabolique de deux faits récents: D’abord, les terribles remords qu’éprouve Belkheir…. Ah se dit-il sans cesse, si j’avais crée Khalifa au début des années 90, ce ne sont pas 2 milliards de dollars que j’aurais soutirés à l’ennemi, mais 10 ou 20… comment n’y ai-je pas pensé avant? Ensuite, la France vient de célébrer pour la première fois une journée d’hommage aux Harkis… le cœur de Belkheir a flanché…trop, trop, vraiment trop de bonheur…

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