L’Algérie des présidents !

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Quoi de plus normal pour Iznogoud que de vouloir à tout prix, devenir Calife !

Aujourd’hui, le poste de vizir est remplacé par celui de premier ministre…

Dans les pays du tiers-monde, devenir président, c’est devenir inamovible !

C’est la règle sans exception !

Dans le style « Nec pluribus impar » (Au-dessus de tous) si cher à la légion étrangère ! Durant les années « Pravda », sous l’impulsion du valeureux parti unique, il y avait des « Sociétés Nationales » à tout bout de champ et à profusion. Nos éclairés décideurs d’antan avaient commencé par la Sona- »TRAC(H)T » pour finir avec la Sona- »TRO(p) » bien convaincus que le socialisme était la voie royale pour le bien être de ce bon vieux peuple si docile et si bien endoctriné !

En Algérie, il y a un foisonnement de présidents !

L’essentiel, c’est d’être président ! Peu importe l’institution.Être au sommet de la hiérarchie ! Vous serez à coup sûr, intouchable !

Regardez par exemple tous ces scandales qui continuent de défrayer la chronique, chez nous ! Si c’est du menu fretin, la prison est assurée, nourriture et gîte en sus…

Si le gibier est gros ou assez coriace, vous vous casseriez les dents en moins de deux !

Être président de la république, c’est détenir les cartes à jouer et décider des règles du jeu ! Nul ne peut signaler une maldonne et flatteurs  d’applaudir ! le pouvoir et la rente !

Pour ces gens là comme disait Brel,  seule la fin justifie les moyens, le reste sert à amuser la galerie !

Les présidents du sénat, de l’APN, du conseil constitutionnel sont des sous-présidents avec leurs rangs respectifs et leurs prérogatives !

Des intouchables avec passeports diplomatiques et immunité assurée. Viennent ensuite les présidents de partis par ordre d’obédience et de servilité !

Les présidents directeurs généraux des administrations et autres institutions étatiques sont légions et prêtent eux-aussi allégeance au maître de céans ! Puis suit, la cohorte de tous les autres prédateurs, présidents d’associations caritatives, de parents d’élèves, de clubs  ou autres instances de contrôles ou de suivi tels les présidents de comités au niveau des mosquées ou des quartiers agissant en véritables cellules politiques spécialisées dans la délation…

Tout ce beau monde fleurit à longueur de journée dans la béatitude d’un généreux commensalisme socialement établi…

Les généraux avec leurs prête-noms, leurs comptes offshore, leurs ayant-droit économiques et leurs rejetons, ont créé le clientélisme, le régionalisme, les monopoles, les sponsors et la rente ! Ce sont les véritables bailleurs de fond du régime…

Puis viennent les ministres véritables chefs d’orchestres de toute cette horrible cacophonie ! On s’en donne à cœur joie, chacun dans son domaine et à qui mieux mieux ! Les scandales financiers, les malversations et autres détournements n’en finissent pas d’alimenter les rumeurs dans les salons calfeutrés des hautes sphères ou sur les pavés d’une plèbe en mal de sensations qui cherche à meubler le temps perdu pour oublier sa mal-vie…

Cette caste est à l’abri de toute inquiétude et se la coule douce dans les voluptés de l’innocence…

La cheville ouvrière entre ces différents lobby est bien sûr, le premier ministre véritable paravent entre la présidence et toutes les autres institutions étatiques ou gouvernementales. Il doit obéissance et obédience au chef suprême de la meute qui lui fait de l’ombre…

L’Algérie à l’instar des autres pays non-émergents est gangrénée par la corruption à travers un vaste réseau maffieux qui gère des biens occultes. Cette gymnastique de haute voltige échappe à tout contrôle.

Le reste du pays est livré à lui-même !

On ne parle plus de souveraineté…

On est toujours quelque part sous le giron d’une quelconque puissance régionale !

Notre dépendance est flagrante.

Les sources de nos approvisionnements et de notre armement sont un secret de polichinelle ! Nous sommes devenus une panse avec de gros intestins…

Depuis 1962, le FLN a créé son système de gestion et a géré le pays sans partage ! Cette gabegie catastrophique et cette impéritie sur tous les plans, sont le résultat machiavélique de « ceux qui savent TOUT », les maîtres absolus de la « pensée unique » !

Si l’Algérie aujourd’hui ne produit RIEN, c’est la faute à Voltaire, c’est la faute à Rousseau ! La maison Algérie est une maison en verre !

Rien dans les mains, rien dans les poches…

Pourtant, il y a péril en la demeure !

Le président est en panne, l’Algérie est en panne…

La pseudo « opposition » est aux aguets, comme à l’accoutumée…

Pourtant, tous les programmes de l’école algérienne depuis Abderrahmane Ben Hamida en passant par l’inamovible Ben Bouzid sinistre de l’éducation nationale sinistrée, jusqu’au nouveau chef du département éducatif, Abdellatif Baba-Ahmed, on arrive aux mêmes conclusions : l’école algérienne est gérée par circulaires ! L’ukase de la soumission ! Personne ne prend une quelconque initiative personnelle. On exécute et c’est tout !

Pourtant, notre preux premier ministre  se permet le luxe de déblatérer lors de la conférence à Kouba (août 2013) des bienfaits des sciences et des vertus mathématiques…en écorchant sciemment la poésie et un verset divin ?! (1)

Puisque c’est ainsi, pourquoi donc cet ancien wali de Bel Abbès, énarque de formation occupe-t-il le poste de premier ministre ? Il n’en est pas le mieux désigné, étant lui-même littéraire ? Démissionnez !

Laissez la place à un ancien de l’école polytechnique de Belfort ou à un promu de l’Enita ou de l’école inter-armes de Cherchell ! Peut être qu’il y a même des Saint Cyriens…?

Pourquoi ce timing ?

Est-ce un clin d’œil aux éradicateurs en poste pour bien marquer sa distance avec les islamo-conservateurs du sérail ? Est-ce pour plaire au clan de son seigneur et maître Bouteflika en le paraphrasant aveuglément ?

Pourtant, hypocrisie oblige, notre grand premier vassal et commis de l’état qui abhorre les belles lettres, n’hésite pas une seconde ce 17 septembre 2013 à Alger, à venir rendre un vibrant hommage à cet « enfant » de l’Algérie, le poète syrien Souleiman Al-Aissa,(à tiens ?) lors de la commémoration du 40e jour de son décès ?!

Si notre pays, l’Algérie est en retard de plusieurs décades dans tous les domaines, c’est la faute au régime algérien depuis Boumédiène jusqu’à nos jours !

Nous sommes bien conscient de votre duplicité !

« Qoul A3oudhou Bi Rabi El Falaq === Min CHARI MA KHALAQ » la suite du verset que vous aviez omis de finir, vous sied à merveille !

Décidément, les habitudes paternalistes ont la peau dure ! Vous n’avez pas manqué à l’image de vos prédécesseurs, de vous faire remarquer en traitant avec condescendance et acharnement, les chômeurs du Grand Sud de « Chirdima » désorientée et manipulée (?) au lieu d’être à la hauteur de vos responsabilités en restant constamment à l’écoute de tous ces désœuvrés et surtout de cette frange de la société, perdue aux confins du désert ?!

Bien avant vous, monsieur Ouyahia un autre énarque et grand pourfendeur de la liberté d’expression, s’était étonné en découvrant qu’un algérien pouvait lui aussi savourer…un yaourt ?!

N’oubliez jamais que c’est Allah qui vous a permis de gravir les échelons pour vous retrouver à ce poste, que vous utilisez pour tourner en dérision un verset coranique, ternir la parole divine et insulter ainsi l’intelligence de tous ces musulmans que vous êtes censé représenter ?! Monsieur Lagaffe, Allah est Grand ! Sa justice est immanente…et transcendante !

Prenez garde…

Il est bien capable de mettre fin, à cette cupide ambition qui vous anime et qui vous pousse stupidement à plaire coûte que coûte à vos commanditaires, quitte à désavouer vos convictions religieuses…si vous en avez !

Kamel Seddiki
20 septembre 2013

(1) https://www.facebook.com/photo.php?v=10201909795166045&;set=vb.1219015797&type=2&theater

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