L’alibi féminin du colonialisme

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Suite aux élections à l’Assemblée constituante tunisienne, le ministre des affaires étrangères français, Alain Juppé, déclarait à propos de la Tunisie nouvelle : « La France va rester vigilante. La France va dire : attention, il y a une ligne rouge qu’il ne faut pas franchir et pour nous la ligne rouge ce sont un certain nombre de valeurs et de principes démocratiques comme l’alternance démocratique, les droits de l’homme ou encore l’égalité homme-femme. Nous allons être très vigilants et nous avons les moyens d’exprimer cette vigilance (…) Nous allons mettre en place une aide (…) c’est dans notre intérêt. Cette aide, nous l’apporterons dans la mesure où la ligne rouge ne sera pas franchie » (1).

Cette déclaration d’une arrogance néocoloniale sans nom mériterait un long commentaire. Pour qui se prend Alain Juppé pour donner des leçons à un peuple libre ayant renversé une dictature soutenue activement par les gouvernements français successifs ? Pour qui se prend-il pour tracer des « lignes rouges » au futur gouvernement tunisien démocratiquement élu ? Alain Juppé n’aurait-il pas compris que nous ne sommes plus en 1881 et qu’il n’est pas Jules Ferry (2) ? Aurait-il oublié que la Tunisie n’est plus une colonie française depuis 1956 ?

Alain Juppé était bien moins regardant sur le respect des « droits de l’homme » lorsqu’il était ministre des affaires étrangères, entre 1993 et 1995, au moment du génocide des Tutsis du Rwanda alors que le gouvernement français appuyait les génocidaires. Partant de là, il est vrai que les nouvelles autorités tunisiennes n’auront pas ce certificat de « démocratie occidentale » que représente le fait d’être mêlé, de près ou de loin, à un génocide.

Nous ne nous arrêterons pas d’avantage sur la morgue néocoloniale du ministre des affaires étrangères français. Nous reviendrons uniquement sur l’utilisation de l’alibi féminin exploité par Alain Juppé afin de justifier la politique coloniale française dans le monde arabo-musulman. Cet argument a des racines lointaines dans la politique de l’Occident impérialiste et il est profondément hypocrite lorsque l’on analyse les résultats des dernières élections tunisiennes.

L’un des premiers responsables politiques occidentaux à avoir utilisé l’alibi féminin pour promouvoir la politique coloniale de son pays n’est autre que Lord Cromer, représentant du trône britannique en Egypte de 1883 à 1907. Lord Cromer s’attacha à mettre en exergue la question du voile pour en faire le symbole du mépris dans lequel les sociétés musulmanes tenaient les femmes. Il se présentait lui-même comme le défenseur des femmes « orientales » opprimées. Dans le même temps, en Grande-Bretagne, Lord Cromer était membre d’une société luttant contre les mouvements féministes qui se battaient pour l’amélioration de la condition des femmes britanniques (3).

Durant la Révolution algérienne, les autorités françaises développèrent le même type de politique pour lutter contre le FLN. Les autorités coloniales organisèrent des cérémonies de dévoilement de femmes aux cris de « vive l’Algérie française ». L’alibi féminin devait servir la politique coloniale de la France et les femmes étaient perçues par les stratèges de la colonisation comme l’un des moyens les plus efficaces pour conquérir durablement la société algérienne. Cette cérémonie s’inscrivait dans la continuité d’une politique plus ancienne visant à la « destruction de l’originalité du peuple », à sa dépersonnalisation, par l’occidentalisation systématique de la femme algérienne, prélude à l’acculturation complète de l’Algérie. Pour les autorités françaises, il s’agissait de poursuivre leur « classique campagne d’occidentalisation de la femme algérienne » (4).

Cette utilisation de l’alibi féminin exploité afin de justifier la politique coloniale de l’Occident est profondément hypocrite lorsque l’on analyse précisément les résultats des élections à l’Assemblée constituante tunisienne. Incriminé par Alain Juppé, le mouvement Ennahdha est sorti largement en tête des dernières élections avec 90 sièges sur les 217 à pourvoir au sein de la nouvelle assemblée – soit un total 41,47%.

Cette nouvelle assemblée compte 49 femmes sur 217 élus ce qui représente une part féminine de 22,58%. Actuellement, en France, le parlement compte seulement 18,54 % d’élues. Cette faible proportion d’élues place la France au 18ème rang des 27 Etats de l’Union européenne pour le pourcentage de femmes siégeant dans les parlements nationaux.

De plus, sur les 49 femmes élues à l’Assemblée constituante tunisienne, 42 ont été élues sur les listes du mouvement Ennahdha attaqué par le ministre des affaires étrangères français. Cela signifie que 85,71% des femmes élues dans cette assemblée ont été élues sur les listes d’Ennahdha. Ces chiffres révélateurs remettent en question bien des préjugés savamment entretenus par l’Occident impérialiste et ses relais occidentalophiles « locaux » sur la question féminine dans le monde arabo-musulman.

Avec 42 femmes sur un total de 90 élus, le mouvement Ennahdha arrive presque à respecter la parité puisque ses élus sont à 46,66% des femmes. Avec un tel pourcentage, Ennahdha se placerait au niveau de la Suède c’est-à-dire au premier rang des Etats de l’Union européenne – étalon « universel » faisant autorité concernant le respect des droits de la femme ! – pour ce qui relève du pourcentage de femmes siégeant au parlement. Ainsi, Ennahdha se classerait très loin devant la France en matière de participation des femmes à la vie politique. Charité bien ordonnée commençant par soi-même, Alain Juppé ferait bien de s’occuper de son pays avant de donner des leçons de respect des droits de la femme aux Tunisiens et au mouvement Ennahdha.

En réalité, les propos d’Alain Juppé s’inscrivent dans le cadre de la « classique campagne d’occidentalisation de la femme » arabo-musulmane menée par la France coloniale depuis plus d’un siècle. Dans ce cadre, il ne s’agit nullement, pour les autorités coloniales françaises, de défendre les droits de la femme mais uniquement de dominer les sociétés arabo-musulmanes en utilisant l’alibi féminin afin de servir les intérêts impériaux de la France. Ici, la question féminine n’est qu’une diversion servant à défendre une vieille politique colonialiste.

Youssef Girard
31 octobre 2011

Notes de renvoi :

(1) http://www.wat.tv/video/juppe-france-va-rester-vigilante-4d4jb_2exyh_.html

(2) Partisan actif de l’expansion coloniale française, Jules Ferry poussa à la colonisation de la Tunisie en 1881.

(3) Cf. Al-Sadda Hoda, « Le discours arabe sur l’émancipation féminine au 20e siècle », URL : http://www.cairn.info/revue-vingtieme-siecle-revue-d-histoire-2004-2-page-81.htm

(4) Fanon Frantz, « L’Algérie se dévoile », L’an V de la révolution algérienne, Paris, La Découverte, 2011, pages 17-46

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18 commentaires

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    Abdelkader Dehbi on

    RE: L’alibi féminin du colonialisme
    De quels droits de la femme et de quelles femmes veut perler M. Juppé ?

    Sait-il seulement ce que l’Islam a apporté à la condition de la femme il y a plus de 14 siècles, en lui donnant une position sacrée dans la famille ? Et cela, à une époque où la femme ne bénéficiait aucunement d’un tel doit, y compris dans l’Europe médiévale où régnait le “jus primae noctis” ou droit de cuissage. Sans parler bien entendu de l’utilisation abusive qui est faite du corps de la femme, depuis la publicité jusqu’aux réseaux de prostitution modernes de l’Occident dit civilisé, où la femme est considérée comme une espèce de pur produit à consommer ?

    Sait-il seulement que l’Islam a toujours reconnu à la femme musulmane, le droit d’exercer le commerce – droit accordé à la femme européenne en 1946 seulement – et a été le premier à lui ouvrir le droit d’hériter, en protégeant et en “autonomisant” son patrimoine personnel vis-à-vis de son époux – sur qui pèse la responsabilité de subvenir aux charges du foyer – comme ne l’avait jamais fait aucune autre religion ou législation auparavant ?

    Et de quelle sorte de femmes parle-t-il enfin ?

    De ces vieilles grand’mères européennes abandonnées par leur propre famille, vivant recluses dans de petits studios ou mises d’office dans des “maisons de retraites” sans autre forme de procès, et ce, à un moment de leur vie où elles ont un cruel besoin d’affection et de sollicitude?

    M. Juppé a-t-il eu le temps de lire “Le social et le Vivant” paru en 1977 du Ministre Joseph Fontanet – assassiné début 1980, juste après avoir lancé un quotidien “J’informe” – où il tirait la sonnette d’alarme sur la condition des vieux et plus spécifiquement des vielles ?

    Et puis, M. Juppé, sont-ce vos ex-amies les délinquantes sulfureuses et corrompues que sont les Leila Trabelsi-Ben-Ali et autres Souha Arafat que vous proposez comme modèles aux femmes tunisiennes ?

    Allons donc, un peu plus de pudeur. Un peu moins de morgue. Et n’oubliez surtout pas que vos casseroles judiciaires de repris de justice, se mettent à tinter dès que votre auguste patronyme est prononcé.

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    Arguments folkloriques
    Aussi bien chez l’auteur de l’article que chez son commentateur, l’idée de remettre en question le point de vue de l’homme politique français, dont la versatilité morale n’échappe à personne, est fort éculée, voire naïve, stérile et renvoie aux récurrences de la pensée rétrograde du Moyen âge occidental qui correspond au siècle d’Or de la civilisation arabo-islamique où effectivement le mâle humain pouvait défendre le femelle humain.
    Le peut-il aujourd’hui ? Voilà la vraie question, monsieur Dehbi.
    Le raisonnement folklorique de l’alibi féminin est d’une niaiserie incapable d’argumentation moderne parce que l’homme mâle arabe actuellement n’en a plus depuis longtemps. La femme arabe, musulmane peut à tout moment nous sauter à la figure pour nous dire les yeux dans les yeux que ce furent les ancêtres des mâles qui n’étaient pas aptes à ne pas se faire coloniser et les ancêtres à elle de ne pas se faire violer. Rationnellement parlant ce n’est pas la femme qui a de tout temps été colonisée mais ce sont les proches masculins parce que faibles. Et parce que faibles ils redistribuent le joug en « colonisant » épouse, sœur et bru.
    Dans ma jeunesse assistant en auditeur libre à un cours donné par François Châtelet sur l’évolution de la pensée occidentale en Amérique, le philosophe, dans une démarche argumentaire, se posa-t-il la question : « qu’est-ce qu’en font les Etats-Unis de leur puissance ? »
    Un étudiant assis au milieu de l’amphi répondit : « au moins aucune force étrangère, monsieur, ne s’avisera de tenter de venir les envahir pour violer les belle croupes de Hollywood »
    Eclats d rires dans la grande salle.

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    RE: L’alibi féminin du colonialisme
    Site canadien à consulter :http://www.lapresrupture.qc.ca/

    L’APRÈS-RUPTURE. La paternité harcelée.
    Ateliers pour les liens père-enfants. Du féminisme militant,sexiste,discriminatoire au Québec.

    Le conseil du statut de la femme
    Lettre ouverte à Monsieur le Premier ministre,

    ” Permettez qu’un simple citoyen qui a passé plus de la moitié de sa vie à travailler auprès des enfants du primaire, vous encourage à transformer le Conseil du statut de la femme en un Conseil de l’égalité. Le CSF a eu sa raison d’être dans le passé, mais il est temps qu’il soit rappelé à l’ordre.

    Noyauté par des féministes extrémistes qui sont loin de s’inspirer de la pensée de la grande Simone Monet- Chartrand, cet organisme rend, actuellement, un fort mauvais service à la société québécoise. Comme écrivain, je mène, depuis un bon bout de temps, ma petite enquête personnelle pour un projet d’écriture.

    J’ai rencontré des pères désespérés, « varlopés » psychologiquement et financièrement par des femmes qui sont très habiles dans l’art de se déguiser en pauvres victimes, des mères qui tassent le père pour mieux dominer leur progéniture ( Prenez le temps d’aller rencontrer, comme je l’ai fait, des gars qui vont se réfugier à La Maison du Père, dans le Vieux-Montréal, vous comprendrez bien des souffrances ).

    Malheureusement, la Justice prend trop souvent le témoignage des mères pour du « cash ». La toute-puissance maternelle est redoutable et fait peur! L’État québécois dépense des sommes énormes pour soutenir des organismes de défense des femmes qui ont intérêt à faire croire que la femme québécoise est une véritable Aurore l’enfant martyre! Cette duperie n’a aucun sens. Ce sont les enfants qui en paient le prix, croyez-moi.

    Les suicides, la drogue, le décrochage scolaire, la perte des valeurs chez nos jeunes sont le résultat des attaques incessantes contre le patriarcat, que ça plaise ou non, de la part de féministes qui ont pignon sur rue, que personne n’ose contester et qui feraient mieux d’aller se faire psychanalyser plutôt que d’utiliser des organismes subventionnés par l’État pour exorciser leur malaise intérieur. Une enquête publique serrée révèlerait probablement l’incompétence chronique de plusieurs intervenantes auprès de femmes en difficulté…

    Il vous faudra du courage pour affronter ces groupes spécialisés dans l’art de la fabrication de pauvres victimes. Nos jeunes ont besoin de papas, de pères qui sécurisent. Si notre société oublie ça, bien humblement, je crois qu’une tragédie nous attend. Lâchez pas! “

    http://www.lapresrupture.qc.ca/JeanPierreGagnon.html#pm

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    Des lignes rouges pour daltoniens
    Les lignes rouges que trace Juppé étaient invisibles au temps de Ben Ali. Forme avancée du daltonisme (anomalie de la perception des couleurs]) de la France qui prenait le rouge sang des innocents qu’elle exterminait comme de verts pâturages.

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    Alibi félon
    J’ai le droit comme monsieur Mohsen de saisir ma chance de répondre dans cet espace.
    Je ne m’adresse pas au Premier ministre mais à toute la communauté masculine de ce vaste province où j’y ai passé le gros de mon existence jusqu’à l’année passée dont le commentateur décide de prendre la défense. Il écrit :

    « J’ai rencontré des pères désespérés, « varlopés » psychologiquement et financièrement par des femmes qui sont très habiles dans l’art de se déguiser en pauvres victimes, des mères qui tassent le père pour mieux dominer leur progéniture (Prenez le temps d’aller rencontrer, comme je l’ai fait, des gars qui vont se réfugier à La Maison du Père, dans le Vieux Montréal, vous comprendrez bien des souffrances) »
    Et à la fin il ajoute :
    « Il vous faudra du courage pour affronter ces groupes spécialisés dans l’art de la fabrication de pauvres victimes. Nos jeunes ont besoin de papas, de pères qui sécurisent. Si notre société oublie ça, bien humblement, je crois qu’une tragédie nous attend. Lâchez pas! ” »
    Je dis qu’heureusement j’ai eu mes deux enfants avant que je contracte le sida à cause de mon ex mari « désespéré », « varlporé psychologiquement et financièrement » ! Voyons voir, monsieur Mohsen. Cette homme-là, vous n’avez désormais plus besoin de prendre sa défense, la maladie a fini par avoir gain de cause sur lui, et je vous prie de me croire que j’ai encore de la tristesse pour sachant que je vais bientôt rejoindre l’au-delà où je prie quand même le bon Dieu de ne pas l’y rencontrer, une vie c’est déjà assez.
    Je n’ai pas connu d’autre homme que lui. J’ai dû sortir travailler pour fouetter la décence de notre foyer. Même ma propre famille nous donnait un coup de main surtout ma mère regrettée mère. De temps en il rentrait soûl et parfois souvent, et je fermais les yeux pour ne pas envenimer la situation surtout pour les gosses. Et puis voilà, monsieur Mohsen, jusqu’à présent j’ai dépensé, ce qui était à moi et ce que j’ai empreinté, plus de 170.000dollars canadiens. Je suis dans un centre spécialisé au Vermont par la grâce d’une participation caritative ténue par un groupe de femmes courageuses qui ne « tassent » pas leur époux.
    Mes trois enfants ont été récupérés par ma tante.
    Dites aussi au Premier ministre que pour le moindre petit rhum on mobilise pour moi l’équivalent en moyens médicaux de quoi soigner financer des salaires pendant des années alloués à « des pauvres victimes » comme l’était mon mari qui au moins cette chance que sous peu il n’aura laissé que des orphelins que j’espère de tout cœur ne pas tomber entre vos mains, monsieur Mohsen, que Dieu vous pardonne quand même.

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      Felon tout-court
      Monsieur.. euh pardon.. Madame Katherina, votre histoire que j’estime inventée est un exemple vivant de ce que présente M. Mohsen dans son message.

      Le rôle paternel dans la famille est primordial et à été mis au placard (pour ne pas dire banni) dans les sociétés occidentales grâce entre-autres au va-t-en-guerre du féminisme déchaîné.

      Même en concédant la réalité de votre histoire, le comportement d’un homme aussi vil soit-il est incomparable à l’armada de recours juridiques et financiers à la disposition des femmes pour avoir gain de cause sans oublier l’avantage psychosocial établi et dominant.

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    RE: L’alibi féminin du colonialisme
    L’égalité entre hommes et femmes au Québec.

    @Katherina

    Chère Madame.

    C’est avec beaucoup de peine que j’ai pris connaissance du malheur qui vous frappe vous et votre famille. Croyez bien que je compatis très sincèrement à votre drame et, en tant que père de famille, mes pensées vont également vers les vôtres victimes de cette tragédie.

    Au sujet de mon commentaire,mon intention n’était autre que de faire connaitre aux lecteurs et lectrices de ce site,un aspect important de la société québécoise à travers le témoignage d’unQuébécois,écrivain,pédagogue (fort d’une expérience de 32 ans dans le milieu scolaire)et responsable de recherche pour l’organisme L’Après-Rupture. Ce constat d’un homme de terrain n’est donc pas le mien et n’engage que son auteur. Et,malheureusement,il se fait qu’il n’a pas été compris par vous et qu’il vous a heurté, ce qui est concevable eu égard au malheur dont votre défunt époux en est personnellement responsable et coupable.

    Mais,on peut comprendre que Mr J.P Gagnon,père de famille lui aussi et qui joue un rôle crucial auprès d’enfants dont il en a la charge,ait voulu porter sur la place public,le comportement “abusif” et “destructeur” des seules femmes responsables dans les organismes féminins censés venir en aide aux seules femmes victimes de la violence conjugale.

    Toujours selon lui,il y aurait des dérives totalitaires dus à un abus de pouvoir de la part de militantes féministes de ces différents organismes(composées en majorité de femmes qui prônent l’égalité homme/femme)qui outrepasseraient leurs prérogatives. Selon sa propre perception,l’ennui c’est que cela sous-entend pour ces dames la féminisation de l’homme québécois( “papa poule” ). C’est à cette seule condition qu’il y aurait égalité.

    Mr JP Gagnon,ne met pas l’accent sur les drames du chômage,de l’alcoolisme, de la liberté des mœurs et de ses risques. Son rôle d’éducateur d’enfants en âge scolaire,et donc vulnérables,le met en devoir de faire part de ses inquiétudes légitimes en rapport avec ce qu’il constate dans le cadre de ses fonctions.
    Cela, à mon sens, met en lumière,un aspect méconnu, en premier lieu des Canadiens eux-mêmes et du monde en général,d’un phénomène sociétal de première importance qui a pour cadre un pays appartenant à la civilisation Occidentale.

    Cette courte lettre de Mr JP Gagnon,de part sa brièveté, peut être incomprise quant à ses réels intentions. Un dossier plus élaboré établi par ses soins,déposé à la Commission parlementaire sur l’égalité hommes-femmes en Sept.2005,est disponible pour tout lecteur désireux de mieux connaitre une facette considérable de la société occidentale canadienne,et autrement que par la lorgnette des médias mainstreams. J’y reviendrai dès que le temps de libre dont je dispose me le permettra.

    Chère Madame.
    Je regrette profondément ce malentendu car, ma préoccupation première est de faire connaitre,non pas mes pensées personnelles mais,d’informer le plus grand nombre sur des sujets cruciaux dont le politiquement correct n’autorise que son modèle de représentation du monde et d’interprétation de la réalité.

    Croyez chère Madame à toute ma sympathie et à mes respectueuses salutations. Mohsen

  7. Avatar

    Gratuité
    «[[b]u][u] 0 # Felon tout-court — Boualem 04-11-2011 08:50
    Monsieur.. euh pardon.. Madame Katherina, votre histoire que j’estime inventée est un exemple vivant de ce que présente M. Mohsen dans son message.

    Le rôle paternel dans la famille est primordial et à été mis au placard (pour ne pas dire banni) dans les sociétés occidentales grâce entre-autres au va-t-en-guerre du féminisme déchaîné.

    Même en concédant la réalité de votre histoire, le comportement d’un homme aussi vil soit-il est incomparable à l’armada de recours juridiques et financiers à la disposition des femmes pour avoir gain de cause sans oublier l’avantage psychosocial établi et dominant. »[/b]

    Monsieur Boualem, voilà ce que j’ai dans une chambre de 9 mètres carrés avec une petite fenêtre qui donne sur un tout petit bout de ciel toujours gris. Des bénévoles ont mis à ma disposition un ordinateur pour continuer à voir ce qui se passe dans le monde. En même temps que je corresponds avec mes enfants de temps en temps mais je ne leur dis pas la vérité de ma maladie pour qu’ils ne projettent pas sur leur avenir sanitaire.
    Vous cites que mon histoire est inventée parce que vous êtes, vous venez de vous trahir, l’exemple type du macho idiot qui se croit omniscient et qui se méfie de la femme dès qu’il entend son prénom. « Monsieur…euh…pardon…madame… » vous disqualifie auprès des lecteurs que vous tentez d’impressionner. Vous devez être musulman et l’Islam est une grande religion que j’aie de tout temps respectée. Mais dommage qu’elle donne à des types comme vous la possibilité d’avoir beaucoup d’épouses pour les contaminer et contaminer leurs enfants.
    On voit un peu à travers vous le « rôle paternel dans la famille » suspectant et méfiant au point de ne rater des aventures avec des femmes auréolées de batailles féministes « déchaînées »
    Et plus que cynique vous terminez, soi-disant en croyant en croyant à mon histoire, par carrément cautionner l’acte de mon feu mari sur moi avec mon « avantage psychosocial établi et dominant » quand déjà les doigts qui ont tapé sur le clavier qui me sert du seul recours à la vie extérieure sont dans des gants de protection pour ne pas surinfecter leurs plaies.
    Vous êtes de ceux qui doivent avoir la paroles partout et croyant être sûrs d’avoir le droit de la raison partout vous vous permettez le ridicule du malheur sur vous-même parce que, je n’ai rien à perdre encore dans l’état où je suis, vous devez être profondément malheureux, vous avez besoin de réconfort, moi je l’ai ce réconfort, je vais vous dire pourquoi je l’ai ce réconfort malgré la mort prochaine qui sillonne tout mon corps déjà :je suis une femme et je resterai telle jusqu’à la dernière seconde de ma vie qui a toujours et du grand respect pour l’homme.
    Je ne peux pas dire plus de détail de crainte pour mes enfants, c’est le MHA Management service corporation dans le cadre ORYX qui s’occupe du suivi de mon cas.
    Que Dieu vous assiste monsieur Boualem.

    • Avatar

      Comme on dit chez nous Faqo!
      Désolé mais votre cas relève de la psychiatrie, votre histoire ne tient pas debout. Plus vous en ajoutez plus vous vous empêtrez dans le mensonge rocambolesque.

      Même pour un roman votre histoire ne serait pas valable. Une soit-disant canadienne qui contracte le SIDA par son mari est obligée d’abandonner ses enfants pour aller vivre dans le Vermont au USA dans une chambre de 9 m2 avec internet et sans ordinateur et… se retrouve entrain de raconter son histoire …sur Hoggar.org !?! Allons donc ! Ma tqa3adch bina !

      Non seulement le français utilisé porte la signature de l’école Benbouzid mais votre recherche Google pour impressionner et donner un peu de crédit à vos élucubrations vous trahit encore plus: ORYX n’est qu’un système de base de données pour mesurer les performances de prise en charge médicale des centres de santé accrédités et… le MHA Management service corporation ne fera partie de l’initiative ORYX qu’à partir du 1er janvier [b]2012[/b] !!!

      Link pour intéressés: [url]http://web.mhanet.com/aspx/articles.aspx?navid=159&pnavid=6&articleid=890#data[/url]

      Donc arrêtez votre cinéma et laisser les gens discuter sérieusement… à moins que vous soyez en mission pour perturber justement le fil des discutions.

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    Ibrahim Achiri on

    Courage et lâcheté
    je ne vous souhaite pas du courage madame Kathérina parce que je vois que vous en avez assez pour nous tous, ces glorieux pauvres qui n’ont du ressort de force comme Boualem, “le porteur de drapeau”de que de la lâcheté envers le sexe faible qui par sa faute et votre courage change de camp. Que les lecteurs me pardonne je crois que ce monsieur a un grand problème avec la femme sur le plan biologique à travers lequel il se crois permis de se venger sur une tragédie. lui même il le reconnait en vous suspectant dès le début, on n’est pas sûr de qui il pourrait être mais en tout cas une chose est sûre si j’étais femme je fréquenterais les mâles de l’hyène et pas cet individu en temps qu’homme

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    RE: L’alibi féminin du colonialisme
    Le programme « Oryx » entre dans un ensemble de mesures pour la maîtrise statistique des processus pour la qualité des soins. Il est initié en tant que méthode scientifique dans plusieurs institutions sanitaires dans le monde depuis 2004 et je suppose que le cas de la prise en charge de madame Kathérina dans un centre américain (elle ne précise pas où dans le Vermont) entre dans une participation gratifiante dans un budget d’étude alloué. Cependant je ne vois pas pourquoi le commentateur semble s’acharner plus qu’il n’en faut pour tenter de démontrer qu’il a raison même dans le virtuel.Au point de devenir enfantin.

    • Avatar

      RE: RE: L’alibi féminin du colonialisme
      [quote name=”Bengasmia”]Le programme « Oryx » entre dans un ensemble de mesures pour la maîtrise statistique des processus pour la qualité des soins. Il est initié en tant que méthode scientifique dans plusieurs institutions sanitaires dans le monde depuis 2004 et je suppose que le cas de la prise en charge de madame Kathérina dans un centre américain (elle ne précise pas où dans le Vermont) entre dans une participation gratifiante dans un budget d’étude alloué[/quote]
      Si ! elle (ou il) précise “le MHA Management service corporation” qui n’est pas encore intégré à ce programme.

      [quote name=”Bengasmia”]Cependant je ne vois pas pourquoi le commentateur semble s’acharner plus qu’il n’en faut pour tenter de démontrer qu’il a raison même dans le virtuel.Au point de devenir enfantin.[/quote]
      Car,
      [b]primo:[/b] le bon sens me dit que cette histoire est du bidon.

      [b]secundo:[/b] cette madame Kathérina n’est pas à sa première fantasmagorie sur ce site; dans un message précédent sur ce même site (message malheureusement ou plutôt heureusement supprimé par l’admin, je suppose à cause de son caractère calomnieux) ou elle (ou il) s’acharnait sur l’auteur Abdelyazid Sadat et prétendait que ce dernier lui aurait subtilisé 40.000 Euro !!!!

      Maintenant si vous voulez continuer à rester nigaud que cela vous plaise.

      Mon avis personnel cette personne est soit psychopathe soit perturbatrice professionnelle.

      [i]P.S.: Il serait très facile à l’admin de Hoggar de vérifier le subterfuge.[/i]

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    Chut!
    “Arrêter le cinéma et laisser les gens discuter sérieusement”, oui alors, monsieur Boualem, qui me donnait vous-même le sentiment que ce n’est pas votre vrai nom, répondez plutôt à l'”alibi folklorique”, lui au moins il ne va pas par trente-six chemin en vous disant clairement ce que vous n’êtes pas capable de faire en venant ici caqueter comme un coq en panne dans la basse-cour.

    • Avatar

      Garde-à-vous mon caporal!
      Exactement monsieur Conrad, votre nom étant aussi authentique que votre opinion, continuez à débattre sur le faux et les histoires à dormir debout.

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    Du calme!
    Indépendamment de la malheureuse tragédie qui frappe madame Kathérina je crois qu’il faut quand même reconnaître que nous vivons une entame d’un nouveau millénaire où les choses pour le bien de l’humanité doivent se dire concrètement.
    Alain Juppé décide de s’ingérer dans la question de la femme en Tunisie, il s’est ingéré bien mieux avant dans les affaires de le responsabilité des hommes dans ce pays et personne n’a trouvé à en redire, on l’a même applaudi et congratulé. Et cela il l’a fait en temps que membre du gouvernement engageant la France. Engage-t-il qui maintenant si ce n’est sa petite personne combien entachée dans une retentissante affaire judiciaire ? Mais je vois mal et irrationnel que le débat, plutôt le faux débat, attise quand même une espèce d’hystérie de la part de monsieur Boualem qui telle un adolescent se sentant brimé déclare la guerre à une mourante mère de famille.

    • Avatar

      Snif-Snif!
      Snif-Snif j’ai la larme à l’œil.. !

      Une histoire même inventée, bien racontée, peut émouvoir mais en aucun cas un récit médiocre.. et mensonger de surcroît.

  12. Avatar

    EGALITE OU FEMINISATION ?
    EGALITE OU FEMINISATION ?

    Texte présenté à la Commission parlementaire sur l’égalité hommes-femmes en Sept. 2005 et déposé à la Bibliothèque de l’Assemblée nationale du Québec. Jean-Pierre Gagnon est écrivain, pédagogue et responsable de recherche pour l’organisme L’Après-Rupture.

    Texte que je porte à la connaissance des lectrices et lecteurs de hoggar.org et ce, à titre informatif. C’est aussi une riposte argumenté à cet arrogant et cynique “crane d’oeuf” de Matignon. Qu’il balaie devant sa porte au lieu de s’ériger en donneur de leçons sûr de lui et dominateur !

    Voilà les grandes lignes de ce texte et quelques extraits qui, je l’espère,inciteront les lecteurs et lectrices à prendre connaissance de l’entier document. Je ne sais si Mr JP Gagnon est toujours en activité et,je suppose qu’il est disposé à répondre aux critiques éventuels de ses lecteurs.

    Égalité ou féminisation?
    L’art de la victimisation
    La dure égalité
    La condition masculine
    La condition humaine
    La spiritualité oubliée
    Égalité et famille
    Et l’amour dans tout ça?
    Recommandations
    Conclusion

    Extraits:
    – Lorsque nos décideurs politiques parlent d’égalité entre les hommes et les femmes, ils oublient trop souvent de parler des différences qui caractérisent chacun des deux sexes. Ma perception, ces dernières années, des intentions des différents organismes qui prônent l’égalité entre les hommes et les femmes, est qu’elles sous-entendent la féminisation de l’homme québécois. C’est à cette seule condition qu’il y aurait égalité. Par exemple, le Conseil du Statut de la Femme (CSF) dans un récent numéro de La gazette des femmes, parlait du « père nouveau », sorte de mignonne mère-poule poilue qui serait fort acceptable car dépourvue de virilité. Je m’étonne que l’on valorise une telle conception des pères sans tenir compte des travaux d’éminents psychanalystes d’enfants qui confirment, sans exceptions, les dangers d’une telle approche. Je pense en particulier à l’éminent pédiatre Aldo Naouri, au psychanalyste Tony Anatrella, à madame Françoise Dolto, aussi psychanalyste et à Julien Bigras, psychiatre.

    – Le sacré a été éliminé de nos institutions. Ce qui, jadis, solidifiait, malgré ses grandes imperfections, ses grandes faiblesses, les couples, les familles, les quartiers, les villages, a disparu. Sans fondements moraux, l’égalité hommes-femmes demeurera une pure utopie. Sans spiritualité, nos relations ne seront que des relations animales, égoïstes, revendicatrices, égocentriques, qui mèneront les êtres sur le chemin de la solitude et du désabusement. Marcel Proust, génial auteur de À la recherche du temps perdu, prédisait que les hommes comme les femmes finiraient par mourir chacun dans leur solitude. En arriverons-nous là? J’ai bien peur que oui et le Québec sera à la fine pointe de cette formidable évolution qui nous rendra tous un peu plus malheureux.

    – Le gouvernement québécois doit faire le ménage dans les 5000 organismes qui pigent, bon an mal an, près de 600 millions de dollars dans les coffres de l’État. L’égalité dans la faillite économique nous guette.

    – J’aimerais, en terminant m’adresser à madame Courchesne. Cette commission parlementaire a eu comme base de fonctionnement un document produit par le Conseil du Statut de la femme. J’ai lu la liste des noms de celles qui ont pondu ce document. Je dis bien de celles, car aucun nom d’homme n’y figure, à l’exception de celui d’un correcteur. C’est très inquiétant pour une commission qui ose parler d’égalité entre les hommes et les femmes et qui n’a pas permis à la moitié de la population de poser ses propres balises. Les groupes de femmes sont grassement subventionnés par l’État et peuvent se permettre d’élaborer des études, des statistiques, des enquêtes de toutes sortes et aller, aux frais des contribuables, enquêter dans d’autres pays. Qu’en est-il des hommes? Des miettes! Bien humblement, madame Courchesne, j’estime que ce genre de discrimination jette un sérieux discrédit sur notre démocratie.”

    Source : http://www.philo5.com/Textes-references/GagnonJP_CommParlementEgalite_LApresRupt2005.htm