Seppuku !

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J’ai toujours été fasciné par les samouraïs de ce Japon féodal !

Pour ces valeureux guerriers japonais, l’honneur et la dignité n’étaient pas un vain mot !

Aujourd’hui, le Japon est une grande nation !

Ayant subi deux bombardements atomiques, vaincu par les alliés et en dépit de son manque de ressources naturelles (pétrole, charbon, minéraux ou forêts), le Japon un petit pays, est devenu une superpuissance économique. Il a réussi le formidable pari de se relever pour se hisser enfin au rang des huit pays les plus riches du monde ! Une gageure…

L’Algérie, malgré ses énormes potentialités et la richeses de ses ressources naturelles n’est jamais parvenue à franchir le seuil de la pauvreté prise comme elle est, dans une spirale de baisse des revenus et des investissements, de compétitivité en stagnation, de pauvreté endémique, de corruption et de dépendance agro-alimentaire…

Depuis Ferhat Abbès en 1958, notre pays a connu au moins une douzaine de dirigeants sous diverses appellations ( GPRA, Exécutif Provisoire Algérien, ANC, Conseil de la Révolution, HCE, président de la république ) et plus d’une vingtaine de chefs de gouvernement…

Miné avant 1962 par les luttes intestines à l’intérieur même du sérail, l’Algérie un pays moribond aux joues roses, continue de s’enliser inexorablement dans ses incertitudes et ses contradictions !

Malgré cette fameuse embellie financière sans précédent, la régression sociale continue d’alimenter le marasme économique.

Elu depuis 1999, Monsieur AbdelAziz Bouteflika était supposé être " l’homme providence ! "

Réélu en 2004 dans l’opacité propre au système algérien, il promet monts et merveilles…

Comment un homme seul peut-il se substituer à un parti politique, imposer son programme politique et décider tout seul, du destin de tout un pays ? Avec la complicité avérée il est vrai, de quelques chefs irresponsables et ambitieux de partis politiques surgi ex nihilo, pour les besoins de la cause et avec la bénédiction des décideurs occultes ?

De facto et de jure, il est donc le premier responsable de ce fiasco économique !

Devant qui ? Les deux chambres sont inféodées au pouvoir !

Dans son ubuesque discours prononcé le 26 juillet 2008, devant les 1541 élus locaux, le chef de l’État s’est livré à un long mea culpa concernant les échecs de SA politique économique, qu’il s’agisse de la stratégie de développement ou des privatisations il n’a pas ménagé les investisseurs étrangers qui rapatrient chaque année des milliards de dollars…au détriment de notre économie nationale !

Qui est responsable de cette banqueroute, monsieur le président ?

Ce n’est sûrement pas ce peuple "paresseux" comme il vous sied de le désigner…

Le peuple algérien est un peuple fier, courageux et altruiste !

Que demande donc l’algérien moyen de plus qu’un logement décent, un emploi stable, un salaire conséquent et une couverture sociale digne pour ses enfants ?

Nous savons que le salaire mensuel moyen d’un travailleur chinois en Algérie est de 180.000 dinars soit 1900 euros ! Peut-on alors, le comparer à un salarié du peuple, dans son propre pays ?

Le chef de l’état a bien avoué :

– « Oui, en matière de politique de privatisations et d’investissements, nous nous sommes cassé le nez ! »

Dans un aveu d’échec, il confirme par ailleurs :

– « Nous nous sommes trompés ! »

Pourquoi ce "nous" ? Il fallait dire "Je" !

Vous êtes seul aux commandes ! Vous devez assumer…

La responsabilité incombe à qui, monsieur le président ?

Si Orascom Cement une société Égyptienne, a su surtout profiter de façon abusive des financements des banques publiques algériennes, des facilités d’installation, des nombreuses exonérations et gratifications fiscales, c’est surtout avec la complicité de ceux qui doivent normalement veiller aux intérêts supérieurs de notre pays ! Et, ce n’est pas fini !

Cette société Israélo-Egyptienne compte aussi se sucrer  sur notre ammoniac d’Arwez, avec les compliments des banques du peuple algérien qui financent le projet à hauteur de 70% !

Qui est responsable de cette gabegie, monsieur le président ?
 
Quelle inconscience que de brader nos richesses au premier venu et d’offrir des secteurs d’activités stratégiques à de richissimes aventuriers dépourvus de transfert de technologie et attirés par l’appât du gain facile et de faramineux profits…

Les Kowétiens se sont débarassés de Nedjma ! Le groupe égyptien Orascom s’active de transactions en tractations avec France Télécom pour une éventuelle cession de Djezzy, le premier opérateur de téléphonie mobile algérien !

La mascarade continue…

Et…voilà Tlemcen !

Le Président a déclaré, le 13 octobre 2008, lors de l’ouverture officielle de la nouvelle année universitaire, à l’université Abou Bakr Belkaid à Tlemcen :

– « je ne suis pas venu pour vous avertir, on est peut être (remarquez le "peut être" ! ) dans une situation confortable, mais toute dégringolade des prix du pétrole nous mènera à la débandade, et chacun de nous sera appelé à se retrousser les manches ».
 
Quelle blague ! Nos manches sont déjà retroussées, depuis belle lurette et nos ceintures sont si serrées que nous avons de la peine à mettre une enveloppe dans l’urne !

Aussi, notre président à préférer s’en remettre, pour cette maudite "3ohda Thalitha" à ces messieurs de la bretelle, ces braves ronds de cuir qui grassement corrompus avec ces 300.000  dinars mensuel vont lui permettre de légaliser ces fausses noces !

Qu’avons-nous à perdre dans l’affaire, nous les dindons de la farce ?

De toutes façons, nous sommes déjà perdants, avec ce maudit troisième mandat ou pas !

Le prix du baril avait atteint les 140$ et en quoi, avions nous profité de cette prébende ?

Une inflation galopante, un taux de chômage en croissance et un pouvoir d’achat en hausse…

Si maintenant, les prix dégringolent ben, monsieur le président il va falloir penser à la dissolution de toutes ces commensales associations nationales (UNGA, UNFA…) qui parasitent la vie politique et par où s’engouffrent des sommes colossales…

Il faudra penser ensuite à revoir à la baisse, les salaires de nos "élus nationaux" et de nos ministres !

Tiens, puisque j’y pense, pourquoi ne pas mettre en vente, tous ces tableaux à votre effigie qui trônent dans pratiquement toutes les institutions de la république !

Un gain considérable à ne pas négliger…Pourquoi ?
A vrai dire, personne de nos jours ne connait par exemple Sidna Omar Ibn El Khattab !

Je veux dire par là, en photo ! Parler de ses actions, de ce qu’il a fait pour son peuple, procure du respect et de l’estime !

Pour nous, ce qui importe le plus, c’est de remplir dignement le couffin et de joindre les deux bouts, chaque fin de mois…

Peu importe alors qui est aux commandes !

L’essentiel, c’est qu’il sache conduire et qu’il ait le sens de l’honneur !

De la dignité, Ya ba ! Sinon en cas d’échec, on fait comme les samouraïs…Seppuku !

Kamel Seddiki
1er novembre 2008

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