Le général Smain Lamari échappe à la justice des Hommes

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COMMUNIQUÉ DE PRESSE
La Haye, le 28 août 2007

Le général algérien Smain Lamari est mort hier à l’hôpital militaire de Ain-Naadja à Alger à l’age de 66 ans. La cause de son décès n’a pas été officiellement révélée dans le communiqué laconique de l’Agence de presse officielle (APS). Il restera l’un des symboles de la répression sanglante qui s’est abattue sur la population, au lendemain du coup d’état du 11 janvier 1992.

Le général major Smaïn Lamari a fait l’essentiel de sa carrière, entamée à la veille de l’indépendance en 1961, dans les services opérationnels de la tristement célèbre sécurité militaire, de la Direction générale de prévention et de sécurité (DGPS) et du Département recherche et sécurité (DRS).

Nommé par Larbi Belkheir inspecteur général de la direction de la sécurité de l’Armée, il devait avoir, dès le renversement du président Chadli Bendjedid en janvier 1992, et sous les ordres du général Mohamed Médiene, dit Tewfik, la haute main, sur tous les services de sécurité algériens dont il assurera la coordination durant la décennie noire.

Il est tenu pour responsable d’ exécutions extrajudiciaires opérées à grande échelle, sur la base d’un programme de liquidation physique d’opposants et de simples citoyens algériens, programme conçu entre autres avec le général Khaled Nezzar ; ces exécutions commises par les services de sécurité militaire ainsi que par la police judicaire dirigée par Mohamed Issouli, et passée sous son contrôle, en mars 1995. C’est ainsi que de nombreux citoyens algériens seront assassinés, torturés ou disparaîtront à ce jour.

De nombreux témoignages, parmi lesquels ceux d’anciens officiers de l’armée algérienne, y compris d’anciens officiers du DRS, attestent du rôle et de l’implication directe du général Smain Lamari dans l’exécution cette politique de répression à vaste échelle ;

L’ex-adjudant chef Abdelkader Tigha rapporte l’ordre personnel du général Lamari au CTRI de Blida dirigé alors par Mehenna Djebbar, l’un de ses hommes de confiance, de limiter au maximum les traductions des prévenus devant les tribunaux, ce qui était interprété comme un permis de tuer ou de faire disparaître les personnes interpellées.

Le général Lamari aura ainsi échappé à la justice des hommes et laissé aux familles de ses victimes un sentiment de frustration qui ne les fera cependant pas renoncer à la poursuite de leur combat pour la justice et la vérité sur les crimes contre l’humanité commis par les civils et militaires responsables la tragédie algérienne.

Fin du communiqué

Le Président: Me Rachid Mesli
Le Secrétaire général : Dr M. A. Koutchoukali

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