Les effets pervers de la rente pétrolière en Algérie

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Introduction

En fonction de la conjoncture, la rente pétrolière fut pour toujours l’élément clé du fameux contrat tacite que le pouvoir a conclue avec la société, ce contrat avait pour objectif de garantir la paix sociale et maintenir la société dans une liberté surveillée, même si cette paix coûte cher désormais, et le maintien du pouvoir au commande de l’Etat dépend absolument des concessions qu’il devrait faire pour honorer ses engagements vis-à-vis d’une société dépendante de cette matière première. Les prix ont chuté presque de moitié, mettant l’Etat face à une crise récurrente, celle de sa vulnérabilité à l’égard de la rente pétrolière. Or, cet Etat, réagira-t-il de la même façon que les crises précédentes, notamment celle des années quatre-vingt, (1986) où la chute des prix du pétrole avait montré de façon claire la fragilité du système politique algérien basé sur la rente? Cette politique volontariste, va-t-elle amener l’Etat à rectifier le tir et penser à un projet politique nouveau, réel et pragmatique ? Comment fera-t-il pour résister au choc, et a-t-il d’abord une stratégie ? Le temps a changé, c’est le temps des vaches maigres, le contexte géopolitique n’est plus le même, le monde occidental est en crise, et il y a d’autres pays émergents qui peuvent modifier la configuration géopolitique mondiale. Cette Algérie qui a fait de la violence son ultime moyen de communication sociale, arrivera t- elle à calmer le jeu le jour où les caisses de l’Etat seraient vides ? Privilégiera-t-elle le moment venu la carotte ou le bâton, sachant que celle-ci a fait des centaines de milers de victimes durant la décennie noire ?

Il faut joindre à la fortune de bonnes armes, a conseillé Machiavel. Si les prix du pétrole continuent leur dégringolade, le système politique n’aura pas d’arme, et peut être ni arme ni fortune. Car le contexte géopolitique a changé, les pays consommateurs sur lesquelles le pouvoir compte énormément, auxquels a fait des concessions jusqu’à rendre l’extérieur plus souverain que l’intérieur, à telle enseigne que Totale, la multinationale française, fut privilégiée en Algérie plus qu’en France, où ni la ministre de l’écologie ni le président de la république n’ont osé prendre la décision de commencer l’exploitation du gaz du schiste sur leur territoire, alors que la France engrange une quantité importante sous le sol parisien, la deuxième grande réserve d’Europe après la Pologne. L’Algérie a permis à cette multinationale de commencer l’exploitation à Ain Salah, dans trois endroits différends (1). La décision d’exploiter cette matière première relève-t-elle du manque de la souveraineté de l’Algérie sur ses richesses, ou bien explique-t-elle un mal profond qui réside dans le tarissement des ressources financières, seul moyen de garantir la paix sociale et éviter des contestations sociales semblables à celles des années 90 ?

Les autorités politiques ont justifié le choix du gaz du schiste par la volonté de l’Algérie de maîtriser cette technologie afin d’explorer, exploiter et de produire davantage d’énergie ? Jusqu’à quel point cette politique énergétique est raisonnable ? (2).

L’économie mondiale qui peut tirer les prix du pétrole à la hausse est pour le moment en crise. L’Algérie en dépend énormément, car elle n’a pas su développer un système de création de richesse en dehors de la rente. Le pétrole, matière vitale, aussi importante dans la bataille que le sang, l’expression de J. Clémenceau, reste toujours le premier souci de l’occident, et comme l’avait dit Yves Cochet dans son ouvrage “Le pétrole apocalypse”, la dernière goute de pétrole serait accompagnée du dernier avion de chasse américain. Etant faible au niveau institutionnel, ayant comme cause un déficit démocratique flagrant, l’Algérie donne l’occasion à des multinationales pétrolières, notamment Totale, de gagner en expérience et en apprentissage au niveau technologique au grand dam des algériens qui manifestent dans le sud, quitte à prendre le risque de polluer l’énorme quantité d’eau qui se retrouve au Sahara.

Dépendance et réaction du pouvoir

Autrefois Hegel a vu l’empereur, l’homme capable de contenir les masses, le génie. Et au même temps a précisé, dans la “Phénoménologie de l’esprit” (3), que l’homme du pouvoir est celui qui a compris ce que veut le peuple. Dans les sociétés archaïques, anthropologiquement incapables des créer ses propres conditions, l’appel à la démocratie serait une proposition décalée par rapport aux aspirations sociales. À l’inverse, les sociétés faites par un peuple qui aspire avec le temps à devenir une société politique consolidée par des acquis modernes, telle que la citoyenneté, la liberté, l’égalité et la démocratie, le pouvoir ne peut lui imposer la tyrannie. Le fonctionnement d’une société dépend de son propre développement. En fait, le peuple, si j’en fais mienne l’idée de Rousseaux, est à l’image de ce que son pouvoir veut faire de lui. Il est certain écrit-il : “Que les peuples sont à la langue ce que le gouvernement les fait être. Guerriers, citoyens, hommes, quand-il veut ; populace et canailles quand il lui plait” (4).

En Algérie, la rente pétrolière s’érigé en méthode quasiment systémique pour corrompre les forces vives, et les maintenir dans un attentisme suicidaire, faisant passer dans l’esprit de l’individu lambda, que l’Algérie est un pays riche, les mines, le pétrole, le soleil et l’eau, toujours une culture rentière qui se met et se remet dans la surface. La culture de la tutelle que l’autorité politique conjugue au pèsent et au futur, a fait naître une société qui fonctionne mal. Seulement à deux classes, riches et pauvres, la situation de rente a créé un dysfonctionnement abyssal et a déréglé l’évolution normale de la société. La classe moyenne, faite normalement de savoir-faire et de travail, n’existe pas, ne trouve pas sa place dans un système décalée par rapport aux lois naturelles, la rente s’est révélée tel un parasite qui a zappé le facteur travail, et détruit l’essence même de l’économie. La promotion sociale n’a pas la compétence comme source, mais la création des situations de rentre. De cette façon, la société fait abstraction à la création et par conséquent elle stagne, ou bien même, elle se dégrade. Car si la compétence, la force créatrice, n’a pas lieux d’être, autres valeurs prennent bon part, népotisme, clientélisme et corruption. La société change de méthodes et se retrouve dans état de chamboulement inexorable. Moraliste et spécialiste du droit, Montesquieu avait bien précisé dans son fameux ouvrage “De l’esprit des lois”, cette situation de renversement où l’Etat devenant la source de la richesse et de la promotion sociale, suscite l’engouement des masses pour le dépouiller de toutes ses forces. On était libre avec la loi écrit-il, “on veut être libre contre elles; chaque citoyen est comme un esclave échappé de la maison de son maître; ce que qui était maxime, on l’appelle rigueur; ce qui était règle, on l’appelle gêne ; ce qui était attention on l’appelle crainte. C’est la frugalité qui y est l’avarice, et non pas le désir d’avoir. Autrefois, le bien des particuliers faisait le trésor public, mais pour lors le trésor public devient le patrimoine des particuliers. La république est une dépouille; et sa force n’est plus que le pouvoir de quelques citoyens et la licence de tous” (5).

Dans “L’origine des inégalités” (6), Rousseaux précise encore que dans une situation où se creusent les inégalités, les libertés publiques s’achètent et se vendent car les deux classes sont dans état de conflit permanant, et la faiblesse de l’une veut dire la force de l’autre. Dans notre cas, la société se trouve désarmée face à un pouvoir accaparant la rente à son profit. Le système politique algérien ayant créé ses propres mécanismes, a préféré marcher à pas feutrés, et jamais prendre le risque ou s’aventurer parce qu’il il ne possède ni stratégie bien définie ni volonté délibérée d’aller vers le sens de l’ouverture. L’Algérie est ainsi à l’image de son pouvoir, elle survie, et concernant la question de son propre avenir, elle ne possède pas un véritable projet de société. Elle se contente de sa fuite en avant, récurrente et inutile, présentant les solutions en forme de replâtrage, toujours à court terme, jamais globales ou stratégiques.

Cependant, la méthode d’acheter les consciences dont nous parlions, disant la paix sociale, ce contrat conclut tacitement avec peuple, couvert d’une politique distributive à livre ouvert, est la technique d’un agissement global de prendre la rente pétrolière comme socle indispensable à la conception de l’économie et au maintien de l’ordre social. Cette technique de se contenter de faire rouler le pays avec les moyens du bord, usant les façons les plus absurdes, amateurisme zélé, improvisation et bricolage, ont privé le pays de concevoir une stratégie politique appropriée. Sur le terrain, c’est la stratégie du non-sens, de vivre le jour jours sans plan ni projection vers l’avenir, sans politique basée sur un consensus et un front commun contre la pauvreté, le sous-développement et le retard. Le pouvoir stagné encore dans une période pré-politique, voire néo-patrimoniale, se met toujours à confondre le privé et le public, et entre dans des contradictions qui sert à renverser les rôles. La rente pétrolière qui n’appartient à l’origine à personne, devrait être à tout le monde ; la conception paternaliste du pouvoir a mis des lignes rouges à ne pas franchir, la rente est une chasse gardée.

Or, les effets pervers de cette rente, ont abouti à une paralysée ayant pris place dans tous les secteurs d’activité ou presque. La dépendance de l’Algérie de la rente pétrolière est justement son incapacité de concevoir un développement économique et sociale basé sur le savoir-faire et la compétence, où, la rente, ne serait que l’accompagnateur, jouant le rôle de motiver les classes laborieuses, économiques ou politiques. C’est malheureusement l’inverse qui s’est produit, la rente est devenue un moyen de créer un sentiment d’échec national d’innover, de travailler et de concevoir un avenir mu par un idéal commun. Le pays n’a pas de modèle de réussite par le travail. Les répercussions endémiques de cette maladie touchent alors les mentalités, les comportements, l’éthique et les principes généraux de la société.

La chute des prix

Il est vrai que le pétrole reste toujours le centre d’intérêt des sociétés multinationales, mais cette fois, le monde est en arrêt de croissance, depuis 2008 la moyenne de la croissance économique dans les pays de OCDE n’a pas dépassé les 0,8%, et que le véritable problème est celui de la compétitivité. Les produits des pays développés coûte cher, et ne sont pas à la portée de la demande mondiale, ni à l’intérieur de ces pays ni dans le marché internationale de façon générale. Vu sur cet angle, la crise mondiale actuelle semble plus importante que celle de 29, car cette dernière est partie d’un incident financier, la chute de la banque Samuel Sach, l’actuelle Goldman Sach, elle a engendrée un effet domino, témoignant du dysfonctionnement de tout le système financier de l’époque (7). Alors que la crise de 2008 semble avoir des origines économiques, car elle est le résultat d’un cumul d’une politique d’endettement que l’Europe et dans une large mesure les Etats-Unis ont pris comme moyen pour gérer une économie et s’arroger le luxe de vivre au-dessus de leurs moyens. Thomas Piketty, l’un des économistes les plus réputés, en étudiant le rapport capital /travail a trouvé que les rendements du capitale sont démultipliés et le travail a pris une proportion infime dans l’accumulation. Le développement économique de l’occident est justement cette volonté de vouloir vivre durant longtemps sur l’impérialisme et la rapine, le revoilà aujourd’hui se consolider de la spéculation et le commerce de l’argent. Dans un climat de crise, de manque de confiance et d’endettement, les possibilités d’augmenter les prix des hydrocarbures restent infimes, les Etats-Unis ont fait le choix du schiste pour justement caser les prix, la chute des prix a fait gagner à l’économie mondiale 5% car des prix très élevés n’arrangent pas les comptes d’une économie endettée. Selon une étude du FMI, la faiblesse outre mesure du prix du baril pourrait apporter 0,7 et 0,8 point de croissance en plus en 2015 et en 2016 au niveau mondial dans un scénario “optimiste”, et 0,3 et 0,4 point de croissance supplémentaire dans un scénario plus “pessimiste” (8).

L’augmentation des prix dépend ainsi de la force et de l’influence du lobby pétrolier aux Etats-Unis, car les prix bas n’arrangent pas l’intérêt des multinationales, à moins qu’elle soit une guerre larvée que livrent les démocrates d’Obama contre le lobby Texasant, en leur permettant d’autre part de gagner stratégiquement pour casser l’axe “Moscou, Téhéran, Pékin”. Si l’intransigeance Durant tout son périple, et sa trajectoire pour la nationalisation, l’OPEP n’a pas influencé d’un iota les multinationales d’augmenter les prix, c’est à elles seules, précise Nicolas sakis, un expert et consultant en matière d’hydrocarbures que revienne l’influence sur les prix (9). L’idée d’augmenter les prix au moment du conflit qui a eu lieux entre l’OPEP et les multinationales durant les années 70, ne venait pas des pays producteurs. Un prix bas ne couvrent pas le coût d’investissement et diminuent les gains de productivité. Si le véto saoudien verrouillant la réunion du 25 novembre 2014 durant laquelle avait été décidé de ne pas diminuer la quantité de production, gardant son quota habituelle, cela veut dire que ce n’est pas l’OPEP qui décide des prix. Ce sont donc les multinationales pétrolières américaines et l’Arabie saoudite qui sont le principal commanditaire, ces mêmes multinationales, même si elles ont accepté le fify fifty durant les vagues la nationalisation des années 70, l’augmentation des prix les a fait gagner plus l’argent. Dans un marché pétrolier où l’offre est supérieure à la demande, le rebond des prix, notamment à court terme reste improbable. Outre, la quantité de l’énergie produite, -85 millions de tonne par jours-, est largement suffisante pour un marché pétrolier où l’offre est supérieure à la demande.

Face à la crise

L’Algérie importe 70% des produits de première nécessité, l’importation des équipements a augmenté de 32% en 2014, 98% de ses revenus viennent des hydrocarbures, et une grande partie des 2% qui reste sont des drivés de pétrole. Le budget de fonctionnement dépend à 70% des hydrocarbures, 22% de déficit publique, un excédent commercial qui a reculé de 46% au cours des huit premiers mois de 2013, recul du solde du compte courant de +9,9% du PIB en 2011 à un déficit de 0,5% en 2014, un solde de la balance des comptes courants qui devrait être négatif pour s’établir à -3% du PIB en 2014 et à -2,9% en 2015, contre un solde positif de 0,4% en 2013 (10).

Les mesures prises par les autorités concernées s’appuient sur deux éléments, une politique d’austérité et une volonté de diversifier l’économie. La première se cristallisait dans la façon de vouloir diminuer les dépenses, comme le gel de recrutement dans la fonction politique, le report des grands projets d’infrastructures, et pour augmenter la recette fiscale, le gouvernement pense à l’intégration du marché parallèle qui représente environ % 50 et qui fait 60 Milliards de dollars (11). La diversification de l’économie passe par l’orientation vers une économie industrielle en ciblant des secteurs particuliers et réalisant une souplesse et une structuration de la législation en matinière d’investissement jusqu’à concevoir un nouveau code pour 2014. Or, les pouvoirs publiques ne se prononcent ni sur la façon ni sur la méthode. La faiblesse de l’Etat devant la contestation sociale, sa bureaucratie tatillonne rend le marché algérien moins attractif, selon une étude de la banque mondiale, la règle 51/49 a fait classer l’Algérie à la 154 eme place parmi 189. La question du développement économique en Algérie est liée aussi au manque d’infrastructure économique, à la faiblesse des institutions politiques et au dysfonctionnement du système financier classé à la 79 eme place parmi144 pays en 2015 (12).

Face à la crise, regardant ce que prévoit le projet de la loi de finances pour 2015 : un budget de l’État pour 2015 sur un prix de référence du baril de pétrole brut à 37 dollars (pour le réalisme) et à prix de marché de 100 dollars (pour la prudence). Il prévoit également une nouvelle augmentation des importations de marchandises de 6,2% par rapport à 2014 et une facture de près de 64 milliards de dollars. Sans parler des importations de services qui représentent plus de 12 milliards de dollars.

Il annonce en outre des dépenses budgétaires qui devraient s’établir en 2015 à 8 850 milliards de dinars (près de 110 milliards de dollars) en hausse de 15,7% par rapport à la loi de finances pour 2014. Une augmentation qui s’explique par la croissance aussi bien des dépenses de fonctionnement (+5,5%), que celles d’équipement (+32,1%). Sans compter les 100 milliards de dinars supplémentaires qui ont été provisionnés pour faire face à l’abrogation de l’article 87 bis.

Conclusion

On pose souvent la question, notamment qu’on évoque l’idée du développement politique d’un pays, de l’insertion et l’intégration de ses forces vives. On trouve un ensemble de théories qui nous mettent sur le chemin de comprendre comment un tel ou tel pays se développe. Karl Deuch nous parle de la communication sociale, considérant que le développement de la société émane de ses citoyens muris politiquement, ayant un idéal de construire un espace public susceptible de leur garantir des droits et des devoirs. Il leur permet également de s’épanouir et de profiter des avantages de la vie collective garantie par la sécurité et la stabilité de leur Etat. Deuch a misé sur l’existence de la société civile et ses propres composants, partis politiques, associations, syndicats, coopérations, organisations estudiantines etc. Mais, il y a également une autre vison, celle de Robert Dall, où celui s’inscrit dans une vision libérale classique et précise que le développement politique implique le développement économique, que les individus contribuent dans la construction d’un espace public à travers leur savoir-faire, leur effort physique et contribution financière. La ponction de leur salaire ou de leur revenue en forme d’impôt construit leur bien publique, la construction de celui-ci leur rend citoyens libres et propriétaires de ce bien. L’algérien de nos jours se sent-il concerné par ce qui se passe autour de lui ? Est-il inclus réellement dans le contrat que propose le pouvoir ? Or, malgré la rente, ce contrat tacite, conçu tel un moyen d’acheter la paix sociale, est piégé par l’abstention au moment des rendez-vous électoraux, le boycott bas son plein durant les élections. D’un côté, on ne compte pas moins de 2777 interventions de maintien de l’ordre chaque année, l’Algérie parait parmi les pays le plus instables de la région méditerranéenne. La stratégie du pouvoir basée sur la formule “pétrole contre paix sociale” n’a pas suffi pour créer une opinion publique docile ; la culture d’un discours politique revendicatif servant à impliquer la société encore dans la dépendance, de la fragmenter secteur par secteur, de localiser où se trouve la contestation pour mieux l’absorber, a paralysé la société et l’a privée du mouvement et de la créativité. Si l’on fait appel à la légitimité historique comme moyen d’accaparer le pouvoir, on fait abstraction au peuple, donc au développement de la société civile et par conséquent à la démocratie, et si l’on se base sur la rente, on fait abstraction au facteur travail, l’essence même de l’économie.

Hammou Boudaoud
9 juillet 2015

Références :

[1] Depuis fin 2013, Total est opérationnel en Algérie dans le bassin de Timimoun où elle dispose d’un contrat avec Sonatrach et la société espagnole Cepsa. Sur le bassin d’Ahnet, à 2 000 km au Sud d’Alger dans la région d’In Salah, Total, associé à Schlumberger, Sonatrach et le turque Partex, annonce l’exploration de réservoirs de tight gas, en assurant la “maîtrise de technologies de forage par fracturation et stimulation des puits”. Le groupe prétend une capacité de 70 000 barils équivalents pétrole par jour, soit 4 milliards de m3 par an avec le forage de 120 puits.

[2] La prise de décision est la seule façon de démonter le degré de la souveraineté d’un Etat. Concernant cette question importante, le président de la république Bouteflika a préféré s’adresser à l’extérieur au lieu de parler à son peuple. On se rappelle parfaitement de son discours durant la campagne présidentielle d’avril 2009 : “Ne me faites rougir vis-à-vis de l’étranger” a-t-il déclaré. “Je veux que vous participiez au scrutin en force pour démonter à nos ennemis de l’intérieur et de l’extérieur que le peuple algérien s’intéresse à la vie politique”. S.T, “Ne me faite pas rougir devant les étranger”, El Watan, 30 mars 2009.

[3] HEGEL Georg Wilhem Friedrich, La Phénoménologie de l’esprit, Librairie Philosophique, J.VIN, 2006.

[4] BIOU Jean. La théorie politique de Rousseau. L’homme et le citoyen. In: Annales historiques de la Révolution française. N°234, 1978. pp. 501-533.

[5] CHEVALIER Jean Jacques, Les grandes œuvres politiques de Machiavel à nos jours, Editions, Armon Colin, Paris, 1989 p. 109,

[6] ROUSSEAU Jean-Jacques, Discours sur l’origine et les fondements de l’inégalité parmi les hommes. Édition Chicoutimi, Québec, 2002.

[7] Durant la crise qui a commencé en 2008, cinq cent mille américains ont perdu leur boulot en moyenne, mais Goldman Sach gagne 38 millions par jour. L’industrie financière s’est chiffrée seulement à 16% aux Etats-Unis entre 1993-1985, et elle est arrivée jusqu’à 46% en 2008. La crise est partie de l’économie pour se rabattre sur la finance. LAURANT Eric, La face cachée des banques. Editions, Plon, 2009. p. 55.

[8] CARRE Olivier, “La baisse du prix du pétrole dopera la croissance selon le FMI”, Le Monde 14-12- 2015.

[9] LAURENT Eric, La face cachée des banques, Editions, Plon, 2006.

[10] Algérie-focus, op.cit.

[11] L’économie informelle serait-elle un mal nécessaire à l’économie formelle ? Pour le Dr Deborah Harrold, professeur au Bryn Mawr Collège (Colombia), rien n’est plus vrai, notamment en ce qu’elle agit en facteur de stabilité. En Algérie, l’économie informelle représente les 50 % de la taille de l’économie nationale, selon cette spécialiste américaine. AIT IFLIS Sofiane, “L’informel, c’est 50% de l’économie nationale”, Le soir d’Algérie, 13 octobre, 2009.

[12] Etude de la Banque Mondiale.

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