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Ouyahia partage l’échec mais pas le butin

Tribune Libre - Sahraoui Mounir

Tous les sondages le montrent : Ouyahia est la personne la plus exécrée d’Algérie. Avouez que c’est une performance de taille lorsque l’on sait la rude compétition qu’offrent les tronches des Zerhouni, Nezzar, Belkhadem et autres Bouguerra...

On aurait pu supposer qu’avec seulement 2% des suffrages dans un « scrutin » qu’il a lui-même organisé, Ouyahia allait quitter la scène pour se cacher dans la jungle. Mais hélas, il n’y a pas de jungle en Algérie. Par contre la loi de la jungle y est en vigueur. Elle permet par exemple qu’un individu cumule les fonctions de premier ministre avec celles de chef de mafia.

Cette semaine donc, Ouyahia a refait surface pour narguer la populace et réclamer un peu plus de sacrifices et de patience de la part des plus démunis. Après plus de vingt ans aux toutes premières loges du pouvoir assassin, Ouyahia a enfin pu annincer une bonne nouvelle: son gouvernement de mafiosi a échoué ! Pôvre ghachi à qui ce même type claironnait il y a un mois tout juste : « l'Algérie va bien. Elle va bien car elle n'est plus endettée et même le FMI demande qu'on lui prête quelques milliards de dollars».

Pour aller bien donc, il faut deux choses : avoir de l’argent et ne pas être endetté. Forte de ces deux attributs, l’Algérie est maintenant classée devant Singapour et juste derrière la Suisse. Mais qu’en est-il des algériens dans tout cela ? En général ils sont pauvres et endettés, mais c’est de leur faute, ils n’ont qu’à faire comme l’Algérie pour s’en sortir…

Doit-on jubiler du fait qu’un serial menteur arrête de mentir pour souffler un peu ? Non ! Car quand un menteur invétéré dit une vérité, c’est surtout pour faire passer un mensonge plus gros juste après. En effet, Ouyahia insiste aussitôt pour dire que l’échec est « collectif », car tout le monde est fautif, du sommet du l’Etat jusqu’à la vieille Rabha qui fouille les poubelles pour se nourrir. L’échec collectif, c’est comme le taxi collectif : ça permet d’aller aussi loin que l’on veut, mais ça coûte beaucoup moins cher.

Parlant de transport collectif: selon un récent rapport du Service de Recherche et d’Investigation sur la Kleptocratie Algérienne (SRIKA), Ouyahia possède, à travers son homme de paille Tahkout, plusieurs milliers de cars de transport universitaires, d’où son surnom de « Benkirane » algérien. Comme c’est gratifiant d’être étudiant en Algérie : on paie très cher pour s’assoir dans les cars d’Ouyahia, qui, s’ils ne plongent pas dans un ravin, vous mèneront tout droit vers l’université de Benbouzid. La double peine en action…

Autre révélation de Ouyahia: l’argent sale gouverne en Algérie. Comme nous sommes d’accord M. Ouyahia! Mais à propos : comment va ton ami Chakib Khelil ? Et ton confident Ammar Saïdani ? labés bkhir ? kéch nouvelle de ton pote Khalifa ? Ah bon il est à Londres ? Et ton ministre Saïd Barakat ? Il parait qu’il veut changer son nom pour « Machi Barakat », c’est vrai ça ?

Oui l’argent sale gouverne l’Algérie. Mais aussi, et surtout, des personnages qui ne sont pas très propres….

Mounir Sahraoui
6 juin 2012

 

Commentaires  

 
0 #1 RE: Ouyahia partage l’échec mais pas le butinChaqi Barrkate 12-06-2012 22:26
çà fait plaisir d'apprendre que la multinationale familiale Boute-Srika vient de donner naissance à la filiale S.R.I.K.A.- Merci de nous en avoir informé Si Mounir.
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-1 #2 ouyahiaFred 12-05-2016 11:52
Vous oubliez les centaines de Autobus que possede Ouyahia en plus de la bourse dont a beneficiee son fils en Angleterre pour revenir comme entrepreneur grace aux relations privilegiees de Papa ( Ouyahia ) Ouyahia a pris de l'argent durant l'epoque de rebrab qui lui aussi est kabyle et corrompu ! alors s'il vous plait soyez honnete avec vous meme !
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