Hoggar Institute

Wikileaks, aidez-nous à démasquer l’un des plus grands complots de l’histoire contemporaine !

Tribune Libre - Benchenouf Djamaledine

Le fondateur de Wikileaks vient de se constituer prisonnier… pour une affaire de viol.

Beaucoup de questions nous taraudent l’esprit, même si Wikileaks a créé un immense espoir de renouveau, dans cet immense camp de conditionnement qu’est devenue notre planète.

Nous prenons acte, quelles que soient les dessous de cette histoire, que cela restera, en effet, et de toute façon, un précédent, et un tournant, dans l’organisation du monde, par les grands groupes de pression qui le manipulent.

Mais nous ne voulons pas être dupes, même si nous sommes injustes, de circonstances groupées qui interpellent notre capacité à un légitime questionnement.

Ainsi, la caricature Bush, devenue trop compromettante pour les maîtres du monde, et qui commençait à focaliser une sorte de consensus planétaire contre les Néocons et tous leurs relais, a été remplacée, avec une facilité déconcertante, par un président noir. Dans le pays le plus conservateur, le plus réactionnaire et le plus raciste du monde. Curieusement, ce sont les plus grandes dynamiques financières du monde, comme Goldman Sachs, qui financent la campagne de Barack Obama. Comme par hasard, les plus proches collaborateurs du nouveau président sont des sionistes ultra.

Dans la même ligne de logique, depuis l’attentat du 11 septembre, en passant par l’invasion de l’Irak, du massacre systématique des Chiites et des Chrétiens irakiens par Al Qaeda, et par un évènement majeur, passé pratiquement dans la rubrique des faits divers, qui a été la construction du Mur en Palestine, une normalisation de l’opinion publique, par l’excès, et la prolifération de l’excès, a banalisé des politiques de retournement majeur de la conjoncture géostratégique, comme dans un accouchement sans douleur.

Le phénomène Wikileaks procède de la même logique, visiblement. En espérant sincèrement que nous sommes dans l’erreur. Parce qu’il tellement dur de vomir ses rêves.

Objectivement, si nous épluchons toutes les révélations, aucune n’est vraiment préjudiciable à Israël, pas une sur des centaines de milliers, pour un Etat qui collectionne des milliers de dépassements en tout genre, ni même aux USA.

Bien au contraire, puisqu’au nom de la protection des informations et des sites hautement sécuritaires, les Américains vont pouvoir renforcer certaines dispositions d’urgence. Les infos de Wikileaks sont un vrai service en l’occurrence, à certaines demandes américaines.

Ensuite, bizarrement, au milieu de centaines de milliers d’informations en tout genre, qui vont jusqu’à s’attacher à faits sans aucune importance pour qui que ce soit, si ce n’est pour la presse people, la seule vraie information d’envergure concerne des révélations sur une coopération nucléaire contre l’Iran et la Corée du Nord. L’Iran, bien sûr !

Une question se pose, à cet effet : Si Wikileaks n’a pu accéder qu’à des informations de faible intensité, dans des bases de données moyennement protégées, comment une telle information s’est-elle trouvée dans le lot, dans le même sac que la susceptibilité de Sarkozy, et les nuits blanches de Berlusconni ?

Mais en disant tout cela, nous n’affirmons rien de péremptoire. Nous posons des questions aux responsables de Wikileaks, en espérant qu’elles leur parviennent et qu’ils veuillent bien nous répondre.

Et nous leur disons aussi, s’ils veulent aider un peuple opprimé à se libérer, à nous fournir toutes informations sur l’Algérie, sur les crimes des généraux, sur la complicité des USA avec le DRS dans la création de l’AQMI, dans le financement des partis politiques et des journaux français, dans la corruption de certains responsables de la DST, pour couvrir des crimes contre l’humanité et des attentats commis contre des citoyens français, jusque sur le territoire français.

Qu’ils nous livrent ces informations ! S’ils sont de bonne foi.

Parce que LQA (www.lequotidienalgerie.org) est au service du peuple algérien et de l’humanité entière.

Qu’ils ne donnent surtout pas ces informations à la presse algérienne qui est globalement au service des généraux génocidaires. Wikileaks le sait très bien de toute façon.

Alors Wikileaks ?

Si vous êtes réellement le Parti du peuple humain, livrez nous les informations que vous détenez sur l’Algérie. Le peuple algérien vous inscrira dans les plus belles pages de son histoire.

Nous vous promettons sur l’honneur que nous ne cacherons rien de ce que vous nous livrerez, quittes à émettre notre avis sur ce que vous nous remettrez.

A vous de vous montrer digne de vos promesses.

C’est en remettant les informations à des médias sincères et indépendants que vous libérerez la vérité, trop longtemps emprisonnée, et non en la confiant à des journaux qui se trouvent sous la coupe de capitaux et de groupes de pression !

Notre journal comme tous ceux de l’alterinformation sont le vecteur de la vraie révolution médiatique. Nous sommes l’expression d’une vraie révolution. Nous sommes purs dans nos intentions, et déterminés dans notre action, sans aucune limite. Rien ne nous arrêtera !

Donc si vous voulez libérer l’humanité, c’est à nous que vous devez livrer vos informations, et non pas à des journaux caviar.

A vous de prouver si vous êtes sincères, ou si vous faites partie d’une autre facette du complot. A vous !

A tous ceux qui liront ce message, écrivez à Wikileaks, et transmettez-le lui, pour qu’il sache que c’est le peuple algérien qui les sollicite.

Merci.

Djamaledine Benchenouf
7 décembre 2010
 

Commentaires  

 
+1 #1 LA GUERRE SUNNITE-CHIITE N'AURA PAS LIEUSofiane 09-12-2010 13:46
La guerre sunnite chiite n’aura pas lieu Existe-t-il un axe chiite menaçant la stabilité de l’ouest de l’Asie et de l’Afrique du Nord? Existe-t-il une animosité arabo-perse ancrée dans l’histoire et sous-tendant les relations internationales dans la région? Est-elle multiséculaire et est-elle aujourd’hui perçue comme une lutte pour la suprématie régionale? Si on en croit les commentaires des médiats sur la dernière vague de documents publiés par WikiLeaks, alors tel est le cas. « Israël voit les informations de WikiLeaks sur l’Iran comme une aubaine pour sa propagande, » lit-on sur un titre de Reuters. « Coupez la tête du serpent: comment les dirigeants Arabes exhortent les Etats Unis à attaquer l’Iran », affirme le Daily Mail. « Israël affirme que WikiLeaks montre la ‘cohésion’ sur l’Iran, » proclame l’Agence France Presse (AFP). « Les Etats Arabes stigmatisent l’Iran, » titre le Guardian. Un thème est commun à tous ces gros titres: il existe apparemment un consensus « arabe » ou « sunnite » en faveur d’une guerre contre l’Iran. Il est très simple de démentir ce mythe selon lequel il existe une fracture chiites-sunnites ou une sorte d’éternel affrontement préparant à une future guerre avec l’Iran. A priori, la Syrie « arabe sunnite » a des relations très cordiales avec l’Iran « perse et chiite. ». De son côté, l’Iran « chiite et perse » est accusé de soutenir le Hamas« arabe et sunnite ». Apparemment, le Hezbollah « arabe et chiite » est un fidèle allié de l’Iran non arabe mais chiite. » La Turquie « sunnite » et non arabe est à la pointe des efforts pour une solution diplomatique au dossier nucléaire iranien. L’Egyptien Hosni Moubarak, un dirigeant laïque, selon les normes en vigueur et à aucun titre « sunnite », accuse l’Iran de soutenir les « Frères Musulmans », une organisation créée plus de 70 ans avant la révolution de 1979 en Iran, par des nationalistes « arabes » et des islamistes « sunnites ». Sayyid Qotb un des dirigeants des Frères musulmans et référence centrale pour de nombreux mouvements « islamistes » contemporains a été très lu par les Iraniens et ses livres ont été traduits par l’ayatollah Ali Khamenei, l’actuel chef suprême de l’entité à priori « chiite perse » d’Iran. Le problème pour les Etats qui veulent la guerre avec l’Iran n’est pas un quelconque renouveau chiite, mais leur propre déficit de légitimité. Cette situation est aggravée par le fait que la popularité de Hassan Nasrallah surpasse celle des dirigeants actuels de la région, notamment de ceux qui sont perçus comme trop dépendants des Etats Unis ou trop asservis à Israël. Ce qui n’a rien à voir avec l’alliance de l’Iran avec le Hezbollah, bien entendu, ni avec la philosophie démocratique ou non de Nasrallah; mais avec le fait que Nasrallah est perçu comme quelqu’un qui tient tête à Israël. C’est la même raison qui sous-tend la relative popularité des dirigeants Iraniens et du Hamas. Leurs politiques populistes entrent en résonance avec les aspirations de beaucoup de monde dans la région. Ceci est très bien rendu dans un livre récent d’Elaleh Rostami-Povey intitulé Iran’s Influence (Zed, 2010). Le livre s’appuie sur une recherche de terrain approfondie et toute une série d’entretiens réalisés en Asie occidentale et en Afrique du Nord. Il montre clairement que la popularité des dirigeants politiques de la région est liée à leur opposition à la politique israélienne en Palestine et aux guerres conduites par les Etats Unis en Irak et en Afghanistan. En bref, tenir tête à la politique étrangère américaine et à Israël est la manière la plus sûre d’accéder à la popularité politique. Un sondage effectué en juin 2010 par Zogby International et l’université du Maryland et couvrant l’Egypte, l’Arabie saoudite, la Jordanie, le Maroc, le Liban et les Emirats Arabes Unis conforte cette observation. Le sondage révèle un fort soutien au programme nucléaire iranien, chez les Egyptiens tout particulièrement, Il suggère aussi qu’Israël et les Etats Unis sont perçus par respectivement 88 % et 77 % des sondés comme les plus fortes menaces pour la sécurité de leurs pays. A l’inverse, seulement 10 % considèrent l’Iran comme une menace. Ce qui a beaucoup à voir avec la perception de l’Iran comme poursuivant une politique étrangère indépendante et s’en tenant à des principes sur la Palestine, et que plus généralement, ce pays tient tête à l’hégémonie israélienne. L’analyse des politiques dans le monde ne doit pas commencer ou s’arrêter avec les proclamations des gouvernements, notamment parce que les « guerres » à grande échelle ne sont plus le monopole des Etats. Bien plus de personnes ont été tuées en Irak après la fin des combats importants entre armées nationales que pendant la guerre proprement dite. La plupart d’entre elles ont été tuées par des acteurs non étatiques, toute une série d’entreprises privées, d’affiliés à AlQaïda et de milices sectaires. Et plus de personnes ont péri le 11 septembre que dans l’attaque contre Pearl Harbour. En outre, les guerres actuellement en cours en Irak et en Afghanistan ont débordé de leur contexte régional, des bombes ont explosé dans des capitales ailleurs dans le monde. Les Etats ne peuvent plus contenir les guerres [sur le champ de bataille] et il y aura toujours un effet « boomerang». Cette nouvelle réalité de la politique internationale implique une nouvelle logique centrale: la prévention de toute nouvelle confrontation militaire doit devenir une question de principe, pas seulement de stratégie. Nous sommes entrés dans une ère nouvelle où les guerres entre deux pays engendrent facilement de multiples confrontations régionales ou même globales, avec des victimes un peu partout. De sorte qu’aujourd’hui « notre » sécurité est de plus en plus entremêlée à celle des Irakiens, des Afghans, des Palestiniens, des Israéliens, des Coréens et des Iraniens. Leur sort est devenu le nôtre. Il est temps que cela se reflète dans la diplomatie internationale. C’est pourquoi il est inutile de déformer et de simplifier à l’excès la complexité des mondes « islamiques » dans des catégories comme chiites, sunnites, Perses ou Arabes. N’oublions pas que c’étaient Saddam Hussein et le Shah d’Iran qui croyaient aussi à une confrontation atavique entre « Arabes » et « Perses ». L’idéologie officielle du premier reposait sur une haine viscérale de la menace « perse » contre le « monde arabe ». D’un autre côté, le Shah d’Iran s’était auto-intronisé « Lumière des Aryens » et célébrait le patrimoine iranien non musulman (i.e. préislamique) de façon mégalomane. A coup sûr, leurs idéologies appartiennent à ce vieux « Moyen Orient » dont plus personne ne veut le retour parmi ceux qui s’intéressent à cette région. 06/12/2010 Par Arshin Adib-Moghaddam Antiwar (USA) 30 novembre 2010 Traduit de l’anglais par Djazaïri mounadil.wordpress.com/
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