J’accuse…

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Hommage à Ayat al-Gormezi, symbole de la femme bahreïni

J’accuse Ayat des larmes qu’elle a générées
J’accuse Ayat de poésie mouvante
J’accuse Ayat à partir d’un cocon
Alors que fière face au tyran
Elle osa son mécontentement
Son refus de soumission à l’humaine nature
Aux instincts terrestres et animalesques
Lui coûta une liberté déniée et reniée
Qu’importe pour elle une vie sans fierté
Elle a osé braver le tyran avec des paroles nues
Elle a ébranlé l’édifice par de simples mots
Toute frêle qu’elle est, elle ne peut être ignorée
Elle s’est rendue sans se rendre
Ô bourreaux de la chair
Entendez, vous dépourvus d’entendement !
Il est trop tard pour supplicier Ayat
Elle n’est plus là… ni ailleurs
Elle est déjà mythifiée   
Elle qui voulait humilier l’humiliation
Et « enmisérer » la misère
Elle annonça comme l’aurait fait l’oracle
« Nous sommes le peuple qui viendra à bout de l’injustice »
« N’entends-tu pas les pleurs et les gémissements ? »
Osa-t-elle interpeller le Sous-Verain des deux mers
Si le troubadour je devais écouter
Nul répit ne serait être accordé
Au verset renversant
D’une Ayat défiant
L’insouciant et… l’admirant

Abdelkader Boutaleb
2 juin 2011

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