Où sont les 2 milliards d’€ de Raffarin ?

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Lors de sa dernière visite à Alger le 21 février, J.P. Raffarin est reparti avec plus de deux milliards d’€ dans ses bagages.

Une dépêche de l’APS, reprise par l’AFP et plusieurs médias, avait évoqué la signature d’un «Accord de coopération d’un montant de 2,228 milliards d’euros pour développer la filière lait entre l’institut technique d’élevage (ITE) et le groupe français Bretagne international». Cet accord porte sur la «formation d’éleveurs dans trois wilayas (Blida, Relizane et Souk Ahras) sur les techniques d’élevage et de production de lait».

La majorité des journaux a repris ce montant astronomique «sans tiquer», ni rien vérifier. Cela représente pourtant 227 milliards de DA au taux officiel (102 DA/€), et 312 milliards DA au taux réel (140 DA/€).

A titre d’exemple, le mégaprojet de transfert d’eau In-Salah-Tamanrasset est estimé à 197 milliards de dinars. (http://www.lemaghrebdz.com/lire.php?id=34019)

Le gazoduc MEDGAZ n’a coûté que 1,1 milliard d’€ (http://www.city-dz.com/algerie-espagne-le-medgaz-couterait-11-milliard-d%E2%80%99euros/)

D’autres journaux (étrangers) ont remplacé les milliards par millions, ce qui donne un chiffre plus réaliste de 2,228 millions d’€.

Par contre d’autres journaux, dont El Watan Eco, avancent un chiffre de 6 millions d€ (?), lui aussi excessif pour traire quelques vaches. (cf pièces jointes)

On peut conclure de ce fait divers deux choses :

– D’abord que les journalistes algériens confirment ce qu’on savait déjà, qu’ils font très mal leur métier.

– Ensuite qu’il faut licencier le rédacteur en Chef de l’APS, qui a ridiculisé l’agence et le pays (voir les forums sur cette affaire)

Comme on sait que le RedChef de l’APS s’appelle Abdelaziz Bouteflika, ça confirme aussi l’urgence de son départ.

Mais on se pose aussi des questions sur ces amalgames de chiffres.

Et si ces 2 milliards ont vraiment été donnés (sous la table) à Raffarin, à quoi peuvent-ils bien servir ? A aider le clan d’Oujda à se maintenir au pouvoir ? A financer la campagne électorale de Sarkozy ???

Saâd Lounès
20 mars 2011

Avis aux journalistes : pour vous/nous informer sur cette affaire rapprochez-vous des deux signataires du contrat

INSTITUT TECHNIQUE D’ELEVAGE EPA
Tél. : +213 21 30 92 84 Fax : +213 21 30 92 84
Adresse : ROUTE DE CHEBLI BABA ALI BP N° 03 Birtouta, Alger (16), Algérie
Site web : www.itelv.dz

Bretagne International   |   http://www.bretagne-international.com/
16 C rue Jouanet – CS 20834 – 35708 RENNES CEDEX 7 – Tél. 02 99 25 04 04 – Fax 02 99 25 04 00

Un accord laitier entre la Bretagne et l’Algérie – Bretagne

Les Algériens vont profiter de l’expertise de la région en production laitière. Contrepartie : des activités à l’export pour une centaine d’entreprises bretonnes.

D’un côté, la Bretagne et son « pétrole blanc ». Une production laitière de 4,8 milliards de litres, assurée par 17 000 éleveurs dont le cheptel moyen tourne autour de 40 vaches et une industrie laitière très performante, l’une des premières d’Europe.

De l’autre, l’Algérie. Ici, les confortables revenus pétroliers et gaziers n’ont pas incité le pays à faire de l’élevage l’une de ses priorités. Les Algériens consomment plus de 3 milliards de litres de lait par an, mais la production locale couvre à peine la moitié des besoins. Le reste, en poudre, arrive des États-Unis et d’Europe par conteneurs. Une facture de plus d’un milliard d’euros que l’État algérien ne peut intégralement faire payer au consommateur. Le litre de lait administré est vendu à la ménagère 25 dinars (environ 25 centimes d’euros), bien en-dessous du prix de revient.

La Bretagnedes années 1950

Dès 2005, Jean Salmon, alors président de la Chambre régionale d’agriculture, Henri Malard, ancien patron de Bridel, et Marc Gillaux, directeur général de Bretagne international (l’association d’entreprises financée par la Région), se sont rendus en Algérie pour examiner les opportunités de coopération économique entre les filières lait bretonne et algérienne. « Nous y avons vu une situation tout à fait comparable à celle de la Bretagne agricole à la fin des années 1950, se souvient Marc Gillaux, des exploitations laitières de six vaches en moyenne, une production par tête assez faible et un système de collecte limité. »

Il aura fallu six ans de discussions, parfois laborieuses, pour aboutir à l’accord, signé lundi, à Alger, entre la Région Bretagne et le ministère de l’Agriculture algérien, via son Institut technique des élevages. Il s’agit de mettre en place une filière lait complète et moderne en Algérie. Le programme, bâti sur trois ans, va démarrer avec 1 000 éleveurs volontaires, choisis sur les trois wilayas (départements) : Blida au centre, Relizzane au centre et Souk Arhas à l’est. Objectif : aboutir au doublement de la production laitière collectée dans le pays.

Du codéveloppement

Le coût total du projet est estimé à 2,3 millions d’euros, financés aux deux tiers par l’Algérie et pour un tiers par la France (ministères de l’Agriculture et des Affaires étrangères et Région Bretagne à parts égales).

« Nous ne sommes pas une ONG humanitaire, nous sommes dans le dur de l’économie, nous en attendons un bénéfice réciproque », a rappelé Bernard Angot, président de Bretagne International. Une centaine d’entreprises et instituts bretons de la filière lait (nutrition animale, équipement des salles de traite, machinisme agricole, génétique animale, etc.) sont potentiellement intéressés à pénétrer ainsi le marché algérien. « C’est une démarche de toute la filière », explique Marc Gilliaux.

« Nous ouvrons là un nouveau type de partenariat économique. Nous n’allons pas en Algérie en conquérants, mais en codéveloppeurs, du donnant-donnant », martèle Jean-Yves Le Drian. Le président de Région n’a pas pu se joindre à la délégation bretonne en raison de nombreux reports de la signature de l’accord, dus aux événements dans le Maghreb.

Si la Bretagne se propose d’offrir aux agriculteurs algériens l’expertise de son élevage, elle veut aussi, a-t-il été rappelé à Alger, leur éviter de commettre ses propres erreurs…

Jean-Laurent Bras
Ouest France
jeudi 24 février 2011
http://www.ouest-france.fr/2011/02/24/bretagne/Un-accord-laitier-entre-la-Bretagne-et-l-Algerie–59963710.html

Algérie : Bretagne International va coopérer pour développer la filière laitière

A l’occasion de la visite en Algérie de l’ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin, l’Institut technique de l’élevage algérien et Bretagne International, bras armé du Conseil régional de Bretagne à l’international, ont signé un accord de coopération de 2,228 millions d’euros visant à développer la formation des éleveurs algériens et les partenariats interentreprises dans la filière du lait, rapporte, le 21 février, tsa-algerie.com. L’Algérie vient de connaître une pénurie de lait.

Le Moniteur du Commerce International
24 février 2011
http://www.lemoci.com/46466-alg%C3%A9rie-bretagne-international-va-coop%C3%A9rer-d%C3%A9velopper-fili%C3%A8re-laiti%C3%A8re

La Bretagne installe une filière en Algérie

La Bretagne va accompagner l’Algérie dans la mise en place de sa filière laitière. Un accord de coopération a été signé lundi dernier entre Bretagne International, le bras armé du Conseil régional pour le commerce extérieur, et l’Institut technique des élevages algériens. L’accord, qui porte sur trois ans, comporte un financement de 2,2 millions d’euros, dont 125.000 euros venant du Conseil régional, qui aideront les entreprises à apporter leur savoir-faire, à la fourniture du matériel et à l’accompagnement tout au long de la mise en place de la filière laitière.

23 février 2011
Le Télégramme
http://www.letelegramme.com/ig/generales/economie/inter/lait-la-bretagne-installe-une-filiere-en-algerie-23-02-2011-1216645.php

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